Ferréol
Ah, c'est beau la vie.Archive pour Coup de Coeur
Episode 97 – Le chemin de Compostelle avec Alix de Saint-André
Ce n’est pas une nouveauté que d’écrire des livres sur son chemin de Compostelle. C’est d’ailleurs un pari risqué car bien souvent les auteurs s’efforcent de démontrer que le chemin les a changé alors qu’ils ont fait Compostelle dans l’espoir de faire des péripéties du chemin un best-seller.
Autoproclamé plus grand fan du journal de 20h de TF1 un de mes frères et sœurs est toujours disponible pour m’acheter les livres de Patrick Poivre d’ Arvor que je ne réclame jamais. PPDA en écrivant "en chemin vers ma liberté" se montre très loin de ce que j’imaginais du chemin… Passons, cette article ne concerne pas le livre de PPDA(j’ai hésité sur l’utilIsation d’un bon vieux "Patrick"!).
Cependant, l’intention d’Alix de Saint André n’était pas de faire de son parcours un livre. Je vous vois venir : "pfff il est tombé dans le piège de la bonne dame qui veut vendre son bouquin!". Non je ne crois pas et j’en veux pour preuve qu’elle a fait le chemin trois fois et que ce livre respire la sincérité.
L’auteur écrit : « l’idée d’écrire se mit à murir. Evidemment c’est la seule chose que je savais faire – et la seule chose à faire. » Au-delà de cette sincérité ce livre trace le chemin d’une femme que j’ai découvert dans l’émission « Vous aurez le dernier mot » où elle apportait de la légèreté dans un débat faisant intervenir Henri Gaino, David Abiker…, une femme pleine d’humour, de caractère, de doutes, de spontanéité qui fait face aux mauvaises nouvelles qui arrivent à elle sur le chemin (la mort d’une amie, des rencontres avec des malades…)
Quelques excès, aussi, qui se traduisent dans la cigarette et dans l’alcool avec quelques tentatives d’arrêt, un humour décalé et accessible, des rencontres incroyables, variées et internationales sont les ingrédients d’un livre qui se savoure en quelques heures.
Le temps d’une lecture Alix de Saint-André arrive à nous convaincre que les pèlerins de Saint-Jacques sont le moteur de la rotation de la terre : « Je pense aussi que nous sommes les rouages d’une horlogerie céleste. En plantant la pointe de nos bâtons dans le sol pour le repousser derrière nous, en une file ininterrompue et obstinée, nous, les pèlerins de Saint-Jacques, depuis des siècles, nous faisons tourner la terre. Tout simplement » (page 74)
Par ailleurs, de confessions catholique mais pratiquante de la grasse matinée du dimanche matin plutôt dans un lit que sur un banc d’église Alix de Saint-André effectue un véritable chemin vers la foi. « « Heureux les pauvres » dit Jésus dans l’Evangile et leur promet le royaume de Dieu, où il sera plus difficile au riche d’entrer qu’à un chameau de passer par le chas d’une aiguille. (…) Sur le chemin la pauvreté n’était pas à fuir mais à rechercher. » (page269)
Toujours mieux qu’un Voici, ce livre est un véritable bijou à mes yeux et je ne peux que vous le conseiller, peut-être vous donnera-t-il l’envie d’aller faire un tour à Saint-Jacques who knows ?
La voix commerciale de l’éditeur, ce que dit la quatrième :
Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, avec un sac plein d’idées préconçues, qui se sont effondrées une à une au fil de la route. La deuxième fois, elle a parcouru « el Camino », partant de La Corogne avec la foule des pèlerins qui convergent sur le dernier tronçon. L’ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l’on doit faire en partant de chez soi.
Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, passant par des chemins creux ou traversant des banlieues sinistres, elle a côtoyé le peuple inattendu des pèlerins : gens de tous pays et de toutes confessions – sans compter un nombre non négligeable de bouffeurs de curés – réunis par la marche, par les ampoules aux pieds, par la faim et la soif. Tous se retrouvent sur le chemin pour se défaire des hiérarchies et des rôles sociaux, vivre à quatre kilomètres/heure une aventure humaine pleine de gaieté et de surprises. Sur ce petit monde en marche, Alix de Saint-André porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.
Episode 95 – Un film bien à moi
C’est devant une finale du tournoi de Wimbledon que je vous écris ce petit article. Wimbledon ? Le nom original de ce film dont je suis (j’étais) secrètement fan. Une histoire simple, une actrice fabuleuse et deux trois blagues qui ne font rire que moi. Soyons clairs, je ne rigole jamais aux emplacements prévus par les scénaristes et non, ce n’est pas un vieux snobisme mais souvent un manque de compréhension (ou de subtilité, il est vrai).
L’ascension d’un tennisman en fin de carrière au cours du tournoi qui se sent poussé par cette relation naissante avec la jeune favorite. Une histoire d’amour pas si banale. Une rencontre magnifique et deux trois moments sympas.
Je regarde généralement ce film lorsque je suis stressé ou en prévision de perte de moyens. Il m’a été d’un grand secours une veille de compétition de natation (il fut un temps), d’un entretien oral, de moments plus compliqués.
Il est de ces films commerciaux qui ne marchent pas en salle. (Je dis ça mais je n’ai absolument pas vérifié l’info, et pour cause personne ne le connait)
Ce film est mon petit secret, voilà tout.
Post Scriptum : le film ne s’appelle pas Wimbledon en France mais La plus belle victoire
Episode 92 – Une envie de porte-document & une passion pour la papeterie
En passant devant une papeterie, je deviens fou. Tout ceci sonne comme une confession banale mais sachez que je voue un amour inimaginable pour ces enseignes.
Un énième agenda à la couverture rouge, ce ravissant petit cahier pour me faire des listes qui prétendent que je suis organisé, des post-it en veux-tu en voilà!, des crayons comme-ci, d’autres comme ça, des feuilles de couleur, des trombones, des punaises, de la “pâte à fix”…
Attention, cette histoire n’est pas récente : petit mes parents m’avaient trouvé parmi mes surnoms (il y en a eu des tas) celui de “Monsieur Scotch”. Je ne vous cache pas ma fierté. En effet, pour moi à l’époque ça résonnait un peu comme un accomplissement : je mangeais scotch, je collais scotch, je déchirais et recollais scotch, j’accrochais scotch, je jouais scotch (si si au bout des doigts, vous voyez ?) ; bref soyons réalistes : je vivais scotch!
Il y a eu mes projets d’enfants qui remplissent deux pages d’un cahier et qui furent bientôt déchirées puis jetées à la poubelle car un autre projet avait pris le dessus. (Je crois qu’ici, seul les esprits créatifs peuvent comprendre). Je ne raffolais pas des produits dérivés cependant vous ne comprendrai jamais cet amour pour les bloc-notes oranges à feuilles détachables.
Mais il y a LE produit de papeterie : celui qui a dépassé en son temps tous mes rêves, celui qui est resté inaccessible pour je ne sais quelle raison, celui dont je rêve encore : cet historique “appui pour écrire debout” avec ce rabat métallique pour coincer les feuilles ? Un rêve. (J’ai mis une photo au risque de ne pas me faire comprendre)
Vous voyez ce produit me faisait rêver pour plusieurs raisons :
- les profs de sport en ont tous (il doit y avoir une vocation cachée)
- l’entraineur de piscine, le chef de chœur et le chef de l’orchestre symphonique aussi
- on peut faire semblant de faire des inventaires dans les supermarchés (une autre passion pour les supermarchés)
- accrocher ses feuilles sur un bloc solide et pouvoir se balader dans la maison en faisant semblant de faire des conférences devant une audience composée de frères et sœurs dépités avouez que c’est magique quand on a sept ans
- organiser, planifier, diriger, s’énerver, prendre note, ranger : des après-midis entier à m’y consacrer
- on peut aussi jouer au jury version Star Academy (oui nous avons eu notre époque, aujourd’hui il faut avouer) (c’est marrant, normalement il faut garder l’argument le plus pertinent pour la fin…)
Enfin, vous voyez cet objet est symbole de puissance à mes yeux mais en réalité ce n’est qu’une petite puissance dans le paraitre (je suis fou quand on parle de papeterie, je vous avais prévenu)…Cependant si vous voulez un jour me satisfaire, vous savez ce qu’il vous reste à faire (je dis ça, je dis rien)
Épisode 13 – La rose Marie-Claire
C’est aujourd’hui que commence la plus belle action caritative de l’année. ( Du moins à mes yeux …)
En effet, qui a eu cette si belle idée d’inventer une rose qui permet aux petites filles du monde d’être scolarisées. L’initiative est de Tina Kieffer, rédactrice en chef du magazine Marie-Claire qui est la fondatrice et présidente de l’association “Toutes à l’école”
Alors Messieurs, profitez de l’occasion pour faire plaisir à votre conjointe et Mesdames faites vous plaisir si Monsieur ne le fais pas pour vous …
C’est un combat pour la scolarisation de petites Cambodgiennes dans lequel se sont engagées des “reines de l’info” comme on les appelle : Claire Chazal et Laurence Ferrari des 20h de TF1, Florence Dauchez du très bon “JT” de Canal+, Arlette Chabot, directrice de l’information à France 2… et bien d’autres ( Valérie Expert (LCI), Marie Drucker (France 2 et Europe 1), Catherine Laborde (TF1), Elise Lucet (France 2), Faustine Bollaert (Europe 1)…)
La Rose Marie-Claire est vendue dans les magasins Interflora, chez Botanic mais aussi dans les magasins Caroll.
Ce sont les bienfaits de l’émancipation féminine qui sont recherchés pour ces jeunes filles pleines d’avenir et je suis convaincu que l’avenir de ces petites filles est un défi que nous nous devons de relever.
C’est pourquoi j’achèterai la rose Marie-Claire et je vous invite à faire de même.
Post Scriptum : J’ai contacté quelques unes des ambassadrices pour des interviews, nous verrons bien si cela abouti, je vous tiens au courant.




