Jusqu’à un certain âge quand tu croises les potes de tes parents venus user le canapé et la salle à manger pour la soirée lors d’un diner gentiment organisé par maman les conversations qu’ils ont avec toi (alors que tu voulais simplement traverser le salon sur la pointe des pieds pour échapper aux baisers X400 qu’il va falloir effectuer car l’un d’eux a osé te dire bonjour) se limitent à un : « et tu as une idée de ce que tu veux faire plus tard ? »
« Benh non connard suis en crise d’ado » peut être une réponse envisageable si vous n’êtes pas de ceux qui ont osé (et osent) rêver.
Elizabeth Badinter dans un édito de Madame le Figaro (yep je vous accorde que lire Madame le figaro n’est ce qui fait de moi le mec le plus viril mais l’édito est toujours bien ficelé #entendonsnous) délcarait :
« Une vocation signifie un appel irrésistible vers une activité à laquelle on peut consacrer sa vie (…). Dans une société laique et hédoniste avoir une vocation peut sembler déplacé pourtant c’est toute la société qui s’enrichit de celui ou celle qui l’éprouve car il fait avec cœur ce qui le remplit. (…) dans tous les cas, c’est (une vocation) l’assurance d’une béquille en or pour la vie ».
Les jeux de notre enfance sont souvent révélateurs de ce que l’on veut faire plus tard. Ainsi vous pourriez écouter mes frères et sœurs vous raconter que pour l’anniversaire de mes cinq ans j’ai réclamé un aspirateur que j’appelais « tateur » et avec lequel je m’amusais comme un petit fou. Moi, pauvre enfant exploité pour faire le ménage par des parents dépassés par cette aspiration à devenir technicien de surface (ou femme de ménage, mais allez ajouter ça à la révélation sur Madame le Figaro). Puis période est passée d’autres jeux du dimanche qui consistaient à organiser la messe, des lotos, des spectacles, des Star Academy, des remises de césar… et le tout dans ma chambre.
Je me suis ainsi rêvé prêtre, Sophie Favier, héritier de Zavatta, Nikos Alliagas, acteur au sommet, juge (et j’en passe des plus ridicules, et honteux).
Nouveau jour s’est révélé quand j’ai découvert un soir, à 20h la musique stridente du journal. Mais vas dire aux potes de tes parents que tu rêves de lire un prompteur. Alors en pleines études parfois je lève la tête de mon bureau pour regarder la photo du plateau et ainsi me motiver pour tenter de donner le meilleur de moi-même. C’est con, mais je le fais.
Si ce n’est ça tout va bien, je suis en vacances et ça me permet de rattraper quelques réponses de mail. Juste une question : envoyer ses vœux un 16 février est-ce que l’on peut appeler ça « donner le meilleur de soi-même » ?
Post Scriptum : la photo n’a aucun rapport. En revanche, on voit sur la photo ce que ça peut donner quand je donne le « meilleur de moi-même » (un trop de « m » dans ces guillemets).
Pssst : je vous prépare mon article promis sur Dora et THE declaration
Ah et un truc aussi : je cherche la personne qui m’a permis de capturer ça sur mon écran où sont affichés les statistiques du blog :





C’est moi Clément :$ :$