Ferréol

Ah, c'est beau la vie.

Agir

C’est au détour d’un rayon de supermarché que j’ai éprouvé une envie de vomir. Vous excuserez ma petite personne qui ne sait ce que vous faites en ce moment mais j’espère ne pas vous avoir trop dégouté… Cette envie, donc. Soyons clairs : je ne suis pas là pour faire un discours à deux balles, encore moins ici pour jouer les écolos bobos.

Scène 25468. Intérieur. Jour. Les rayons vides d’un supermarché. Je me trimballe avec mon caddie en cherchant les étiquettes de promotion : mes yeux quand ils rentrent dans le supermarché (au même moment que moi évidemment) se mettent en mode rouge et jaune. Ils scrutent les promotions, les ventes par lot, les offres exceptionnelles…

Mes pieds s’emballent (au même rythme que moi (bon Clément tu te calmes, on saisit là…)) les roues du caddie aussi. “Jedôôôôr lé bruites dou articleus dan lé cââdie” (veillez à prendre Madame, Monsieur l’accent très snobe qui est de mise). C’est la valse des articles qui plongent dans ce caddie dont le contenu croit à toute vitesse.

 

Tout ceci se déroule donc dans un supermarché… Et les questions sont là : comment peut-on se trimbaler avec notre caddie à courir après les promotions dans un supermarché ? Comment peut-on croire aux vertus vitalisantes de notre shampoing ? Comment expliquer qu’il faille payer deux fois le prix d’un produit plus que chimique pour avoir un produit bio ?

La réalité elle est simple : nos politiques ne se soucient pas de ces problèmes et les journalistes sont en situation de dépendance par rapport aux puissances économiques. Nous sommes tous les victimes d’une société de consommation. Et c’est au Sud de ce monde que les victimes y sont les plus grosses même si l’action de consommer leur est bien étrangère.

Le schéma est facile. La caricature est grande. La société de consommation mille fois dénoncée : en attendant rien ne change.

 

Il m’aura fallut de nombreuses années pour me dire que notre société n’est pas la bonne, pour me dire que les inégalités sont bien trop grandes. Nous sommes informés par des médias appartenant à des groupes détenus par des marchands d’armes. Notre société est gérée par des politiques corrompus qui doivent avoir bien du mal à se regarder dans un miroir et dire ce qu’ils pensent vraiment. oh mais je suis bête : quand ils se regardent dans le miroir, le matin, alors qu’ils sont en train de se raser, ils ne pensent qu’à une chose, leur ambition.

 

Alors que nous consommons au supermarché et que nous regardons la télévision et ses conneries bêtises incroyables dont nous sommes tous les victimes et nos “journaux” télévisés, alors que la consommation de l’internet pour certains cela se rapporte à taper “Cuisses de Ségolène nue sur la plage avec Laurence Ferrari en topless accompagnées d’Olivier Besancenot les couilles à l’air” (excusez du peu mais si vous faites un mix des requêtes pour arriver sur ce blog, vous en arrivez au moins là), ce monde ne donne parfois qu’une envie : agir.

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