Ferréol
Ah, c'est beau la vie.Episode 113 | Tout pour plaire
Je me rappelle ce joli jour du mois de juin, où je laissais derrière moi quelques souvenirs marquants. Je me rappelle m’être dirigé vers les Tuileries en compagnie de deux très bons amis. Un arrêt sur le pont, une glace et du vent. Il fait presque trop froid pour manger une glace mais donnez moi Paris, un pont, une glace et du vent, je prends. Appuyé sur la rempare, souffle au cœur et mèche blonde et rousse à la fois volant au vent il me prend la soudaine envie de jeter mon petit carnet rouge, celui qui m’accompagne toujours, sur lequel j’ai noté des choses dont je ne me rappellerai pas sans (les limites de ma mémoire) et qui est un peu comme un second cerveau (les limites de ma maladresse). Ce petit carnet rouge que je trimballe depuis si longtemps, qui rythme mes rencontres, mes coups de cœur, qui bat, doucement, coincé sous un manteau ou un pull, il se fait discret mais il est toujours là. Cependant, l’espace d’un instant je rêve de voir les pages de ce carnet s’envoler même si je sais que c’est une petite folie et qu’elle est loin d’être réfléchie.
Puis l’été est réellement arrivé, le vent s’est calmé, mais seulement après avoir amené son lot de surprises. J’ai l’habitude de considérer toutes les surprises comme de bonnes surprises, par principe. Alors quelle fut-elle lorsque je me suis rendu compte que j’avais laissé, par mégarde le petit carnet rouge dans une poubelle verte sur le pont du carrousel du Louvre.
Ici je m’arrête pour vous dire que j’ai l’habitude de vous servir des articles un peu brouillons mais sachez relevez ici la qualité Premium de mon brouillon du jour. Au sortir d’un été (et bientôt automne, pardon) assez passionnant et pas toujours reposant j’ai deux trois choses à vous dire, souvent surtout dans le désordre, mais j’essaye de faire au mieux.
Reprenant un carnet en main, j’ai dressé la liste de ces choses qui ont marqué ces derniers mois et qui marqueront les prochains, à la fois combine du plaisir et de marques de mes espoirs.
· J’ai passé une soirée de rêve sur l’île Saint Louis avec Antoine (rien de sexuel, que de la gastronomie et de franches paroles)
· J’ai usé le dance-floor et updaté mon sex-appeal sur un podium jusqu’à l’aube
· Je suis allé dire au revoir à Christine L. à l’Assemblée nationale.
· Je suis allé dire bonjour à Laurence F. au 20h
· J’ai préféré dire au revoir que bonjour.
· Je me suis planté en Vélib.
· Je me suis planté en Vélo.
· J’ai arrêté le vélo.
· J’ai espéré qu’il neige.
· J’ai attendu le soleil.
· J’ai mis des bonnets, des capuches et même un ciré jaune (je suis assez fan)
· J’ai redécouvert mon pote Alexis autour d’une bière parisienne
· J’ai rencontré Beyoncé. Enfin ses fesses, mais Beyoncé quoi. Longue histoire.
· J’ai hurlé de rire en terrasse au Razowski.
· J’ai hurlé de rire sur la Plazza Mayor de Madrid
· J’ai laissé la marque de mes fesses sur une des chaises de la plazza Mayor de Salamanque.
· Le rire ou la trace des fesses, je ne sais pas ce qu’il y de plus glamour à laisser sur une plazza Mayor.
· J’ai hurlé de rire à Chueca
· J’ai assisté à une représentation de Single Ladies, j’ai HURLE DE RIRE.
· J’ai joué au nationaliste de base à Chueca.
· J’ai voulu appeler ma pote Marine L.P. depuis Madrid
· Elle ne mérite peut-être pas le surcout tarifaire, front international non ?
· J’ai hurlé de rire dans une clarinette empruntée à un Polonais.
· Ça faisait déjà un peu moins nationaliste
· J’AI HURLE DE RIRE
· J’ai craché dans sa clarinette quoi.
· J’ai voulu prendre le soleil à Cannes, il pleuvait.
· J’ai voulu me baigner quand même, il pleuvait comme jamais.
· Je me suis baigné dans un spa à Cannes, deuxième rencontre avec les fesses de Béyoncé qui avait déjà du passer par ce lieu un peu snob. Princesse. Euh, pour le coup, c’était moi la princesse, heiiin ?
· J’ai souris. Souris. Souris.
· J’ai perdu mon carnet rouge.
· J’ai rien regretté quand on a refusé d’aller me le chercher.
· J’ai craqué un caleçon.
· J’ai craqué un pantalon.
· J’ai fait brûler un pull.
· Je fais attention à mes fringues.
· On m’a fait lire « Life is short, break the rules, forgive quicly, kiss slowly, love truly, laugh uncontrollably and never regret anything that made you smile »
· J’ai regardé ma famille.
· J’ai aimé ma famille.
· J’ai regardé mes amis
· J’ai aimé mes amis.
· Je me suis fait arrêter dans la rue pour ces blogs qui font des portraits de gens croisés dans la rue, j’ai ris (bon, et j’étais pas peu fier).
· J’ai couru jusqu’à la gare de Cannes (ou presque) pour une princesse (pas Beyoncé).
· J’ai fait de « Yes sir » de Baccara l’hymne de la nation Ferreole
· J’ai usé de mon sale caractère.
· J’ai appris à dire « Claro que si » et enfin découvert que l’on ne dit pas Gracias Mucho mais Muchas Gracias.
· J’ai lu dix bouquins. Et toc !
· « Petite fille qui ne veut pas grandir » de Teki Latex a remplacé « Yes sir »
· J’ai été optimiste Quelqu’un présent à l’université d’été du MEDEF m’a raconté : «C’est parfois intéressant, on a eu une conférence aujourd’hui, de je ne sais plus quel intervenant, il racontait que les Français constituaient le peuple le plus pessimiste du monde, et pour preuve : aux Etats-Unis, à la rentrée de septembre c’est un mélange de barbecue, ballons et cotillons qui met en forme la kermesse de rentrée, alors que nous en France, on fête toujours la fin de l’année». Il m’a fallut le temps de percuter l’exemple et il est assez frais je trouve. Autant que ma naïveté, ok.
· J’ai été naïf donc (dans le bon sens) : j’ai levé les yeux comme un enfant, j’ai regardé autour, j’ai apprécié.
· J’ai marqué au fer rouge ma présence en Andalousie et sur le territoire espagnol. J’ai chialé, en espagnol.
· L’Espagne m’a marqué au fer rouge. (Mes gênes roux)
· J’ai rencontré la Miranda Priestly des ressources humaines françaises. (Mes gênes de soumis)
· Je me suis pris des poteaux dans la rue (Mes gênes de Bridget Jones)
· J’ai été élu Mister Sourire (le gêne (unique) du ravi de la crèche)
· J’ai fait de nuit les jardins du château de Versailles.
· J’ai apprécié le vent qui a soulevé bien des choses (rooh)
· J’ai cru voir une famille versaillaise en plein Marais.
· En réalité, j’ai croisé Arnaud M. et sa marmaille en plein marais
· J’ai fait un photomaton en mode KikouLol
· J’ai chanté sous la pluie
· J’ai éteint ma télé
· J’ai nié toute partie de Cyrillus en moi.
· Je me suis fait déménager par Mathilde et Emmanuelle, c’est un truc de femmes les déménagements non ?
· J’ai été américanisé par Emmanuelle dans une province versaillaise.
· Mon cœur a joué à la patate chaude.
· J’ai appris par cœur « Tu seras un homme mon fils »
· J’ai obtenu un SA11 : J’avais prévu un article sur le sex-appeal, enfin, mon sex-appeal noté sur une échelle de zéro à dix. Puis, en écrivant l’article il se trouve que je me suis vite demandé si je n’allais pas être référencé blog de confidences érotiques en deux tweets. (Référencé, comme si le blog l’était). Sans prétention aucune, donc, mon sex-appeal est surement trop parfait pour qu’on puisse parler de lui (ou l’inverse, diront certains). Après avoir usé quelques podiums mes pieds se sont dernièrement calmés. Ma mèche blonde aussi est tombée. Je croyais alors avoir perdu cette fameuse note : onze sur dix attribuée par une amie aussi objective qu’une agence de notation. Du haut de mon SA11 je me bats donc pour le conserver. Si j’avais vraiment voulu vous parler de mon sex-appeal, j’aurai abordé la question de la note du sex-appeal, des manières de l’augmenter, des points en plus, des points en moins…
· On m’a chanté “Le sex-appeal de Ferreol B. me…” Classe.
· J’ai pleuré (de rire parfois)
· Je me suis dandiné, j’ai rocké, salsé, tangoté, chachaté.
· J’ai été jaloux.
· J’ai travaillé
· Je me suis marré au moins vingt minutes (au bas mot) devant mon gâteau d’anniversaire et les bougies magiques. Enfant !
· J’ai détesté les tweets de Cécile D.
· J’ai laissé la lumière allumée en pensant à elle.
· J’ai acheté un diadem (en pensée)
· J’ai chanté à la messe.
· J’ai offert la montre de l’espoir (verte)
· J’ai acheté pour la première fois une marinière pour un cadeau
· J’ai noté un proverbe malien « Le retard n’empêche pas la chance »
· Je rigole quand je veux, sans compromis.
· J’ai fait faux-bond au qu’en dira-t-on avec un costume bleu ciel, des bretelles, un nœud papillon, des bottines, des pieds nus dans le métro, une course en short sous la pluie
· J’ai abandonné pour quelques temps une partie de mon identité : deux trois affaires RL. (Pff)
· Je me suis étalé sous la pluie sur la chaussée devant l’Assemblée nationale, en plein milieu de la route, en petit short rose. D’un banal !
· J’ai couru nu dans la rue (on peut faire mieux que le short rose mouillé sur la chaussée)
· J’ai fredonné « Au nom des frustrées »
· J’ai détesté Singapour.
· J’ai reçu des mails méchants, j’ai essayé d’être aussi méchant (…)
· J’ai conjugué le verbe Mojitar.
· J’ai fait deux trois caprices.
· J’ai chialé ma race devant The Tree of Life, la palme 2011
· Je suis tombé plusieurs fois cet été : du podium notamment, et aux Tuileries aussi.
· J’ai dit « Bonjour » avec ma Webcam
· J’ai obtenu le titre de tarte du siècle par des exploits technologiques divers : mauvais SMS envoyés, DM fail, téléphone brisé…
· J’ai recopié un article de Elizabeth B. « Le meilleur de nous-mêmes »
· J’ai eu l’étrange expérience d’une Twitcam, j’ai vexé du monde (pas par mon SA11 hein !)
· J’ai ris toute une soirée d’une manière impromptue.
· J’ai porté la moustache
· J’ai utilisé un sèche-cheveux de playmobil.
· J’ai cru que Paris n’était pas la plus belle ville du monde
· Je sais pourquoi Paris est la plus belle ville du monde.
· J’ai usé le disque de Shy’m.
· J’ai raté des rendez-vous
· J’ai écrit un guide du bon Versaillais
· J’ai rêvé de météo : Ceci expliquant cela, sex-appeal explique météo. Peut-être une explication à ma dernière, et non moindre, ambition. « Raccord maquillage. L’équipe a l’air tendu. Personne ne bouge. Les yeux rivés sur mes pauvres jambes qu’on tente de maquiller, il faut dire que je me suis entêté pour porter ce foutu short que je regrette déjà. J’ai envie de courir, loin. Top Antenne : « Le Grand Journal évolue, et cette année la météo s’accorde au masculin » là mon moi intérieur chiale sa mère tandis que le moi extérieur fait croire que tout roule. Pour me rassurer je souris à cette coiffeuse à bombe à laque. Elle me fait comprendre que je suis un pauvre type et que je vais me planter. Alors, deux portes énormes coulissent, vingt-trois projecteurs chauffent ma bouille (il faut descendre dix marches. Je chiale d’avance. Devant un public déçu de ne plus voir deux seins se battre avec des micros cravates, je descends les foutus marches. Je m’étale. Je me réveille. »Vous devez savoir qu’au delà d’ambitions si peu cachées pour atteindre un rêve d’enfant je rêve chaque jour un peu plus du coup de fil de Denisot pour me dire «Eh, Féfé on cherche un Mister Météo». Puis la météo, c’est un métier d’avenir : il faudra toujours se soucier du temps, c’est important de savoir s’il va pleuver non? (Voyez…).
· J’ai acheté des bottines trop petites que je me suis entêté à porter, faisant moins le fier quand il a fallut traversé Paris à côté d’un non-GPS vivant équipé d’un GPS
· J’ai créé un pèlerinage sur la Plaza Mayor.
· J’ai confirmé mes rêves enfantins : les sacrifices de l’été me l’ont montré
· «Tout pour plaire» est un peu mon nouveau credo.
· J’ai trimbalé mes fesses dans de nombreuses papeteries pour trouver le même carnet rouge que, de nouveau, je porte sur moi à chaque fois que je me ballade
· J’ai colorisé mon armoire
· J’ai recoiffé ma mèche.
· Je me suis pris des réflexions sur ma mèche
· On a osé me surnommer “la mèche”
· J’ai été forcé à me recoiffer avant une réunion
· J’ai remis ma mèche déjà coiffée.
· J’ai usé de la laque sous l’emprise d’un tyran.
· J’ai rasé mes cheveux.
· Je me suis pointé au bureau avec la gueule de Jean-Baptiste M.
· J’ai fait de la glace caramel beurre salé un aliment de base.
· J’ai dormi à la messe.
· J’ai écouté à la messe.
· J’ai fait croire que j’avais fait l’X
· Je suis resté bloqué dans l’ascenseur d’une grosse boite.
· J’ai reçu un mail de ministre (et Toc !)
· J’ai couru aux Tuileries
· J’ai mangé des glaces aux Tuileries.
· J’ai ris aux Tuileries.
· J’ai obtenu une maitrise en dessin sur le corps (rien de sexuel, je vous rassure)
· J’ai confirmé des cheveux roux.
· Je crois que je suis la nouvelle Clara Sheller.
· J’ai confirmé des cheveux blonds.
· Je crois qu’ils sont châtains en vrai.
· J’oublie le reste des tuileries
· J’ai reçu des photos de gens devant des miroirs, funky.
· J’ai rêvé comme un enfant
· J’ai regardé les gens qui m’entourent
· J’ai rêvé apprendre à danser à quelqu’un.
· J’ai pensé que ma vie était banale
· J’ai pensé que Dieu n’avait pas voulu qu’elle soit banale.
· Je pense qu’il se marre un peu en me voyant (me prenant des poteaux par exemple)
· Je me suis convaincu que ce que je fais en vaut la peine.
Rêveur et souriant, tout ceci doit être assez léger pour que je me laisse porter par le vent afin de réaliser mes petits rêves d’enfants. (Je suis Mister Météo et j’approuve ce message plein de fraicheur).
Post Scriptum : je vais dormir un moment, je vous souhaite donc un joyeux noël, une bonne année, une belle Saint Valentin, une joyeuse campagne présidentielle avant une élection où je ne trainerai surement pas mes fesses (Beyoncé se présente ? Ou Shy’m). D’ici là, laissez moi me faire porter, je suis déjà assez lourd.
PS : I love you.
· Je n’ai jamais fait un article aussi merdique
· Je suis désolé
· Je vous embrasse.
Episode 112 – Déjeuner chimérique avec Miss Pécresse
L’histoire de ces déjeuners c’est qu’ils sont d’abord une histoire, une histoire évaluée à trois pour cent de réalité et quatre-vingt-dix-sept pourcent d’imagination qui ne demandent qu’à devenir réels.
J’étais à l’heure. C’est un fait rarissime qu’il faut cependant souligner. J’ai demandé au serveur de nous placer en haut. « Nous serons deux ». Il fallait que l’on soit tranquilles, c’est le problème de tout déjeuner avec une personnalité : éviter de se confronter aux « Attends mais c’est elle non ? Tu sais…, regarde, elle n’est pas jolie en vraie, non ? Tu as vu sa dernière sortie ? Et la couverture de match la semaine dernière ? … à quelle heure on mange ? ».
Nous étions à l’Enoteca, très bon petit restaurant dans le quatrième arrondissement. Sans prétention donc, si ce n’est sur les prix pratiqués. Je n’ai pas attendu Valérie. Elle m’a envoyé : « Réunion qui dure. Installes toi. Je quitte Bercy. V.P. ». Heureusement que j’avais choisi ce petit restaurant non loin du ministère. Faute d’arriver à l’heure aux rendez-vous, je déteste attendre. Je m’étais déjà fait inviter ici, cette fois je décidais de manger léger, je n’aime pas les déjeuners épicés, je me réserve pour le diner.
Là ça ne risquait pas d’être épicé. J’ai levé la tête, Valérie sortait de la 606 teintée, un coup de main dans les cheveux pour replacer la mèche. Je fis de même. Elle s’installa après une poignée de main chaleureuse. Bonjour Madame la ministre, « On a qu’à faire avec les prénoms, non ? ». Ok Val ! Oups, Valérie. Elle clignait déjà sans cesse des yeux, pour faire le chat, respectant ainsi la découverte de Yann Barthès. Moi qui pensais que les projecteurs des plateaux télés étaient responsables.
Serveur en approche. Cartes en main. Choix léger m’étais-je dit, je m’élançais pour des lasagnes fraiches, « la même chose » dit-elle. Je déteste que l’on choisisse la même chose que moi, ça commençait donc bien. « De l’eau », pour faire simple. « Jamais le midi » disait-elle. On commença par parler de la personne qui nous avait mis en relation « Gentil, généreux, certes un peu prétentieux mais j’ai apprécié bosser avec », j’acquiesçais, non sans ignorance de la chose. Main dans les cheveux (pour elle). Puis mon tour, main dans les cheveux (pour moi donc). On parla des études. Je suis ses traces, c’est plutôt amusant. Sauf, qu’elle, était brillante. Une bosseuse, une vraie « J’avoue ». De celles qui restent enfermées pour travailler, au risque des moqueries des autres camarades. Un animal « Tu es dur là ! » qui bosse et reste les yeux rivés sur sa proie, et pour preuve : première à HEC, deuxième à l’ENA. Deuxième ? Le plus grand échec de sa vie, « Pfff, clairement non ! » pouffe-t-elle. Le serveur se ramène, ose demander lequel de nous deux a commandé les lasagnes… Moquée pour sa capacité de travail, elle le restera. Un handicap ? « Je ne le crois pas », une barrière ? « Peut-être ». Longtemps considérée comme la protégée de Chirac elle se défend. Je lui raconte mes récrés de cour d’école quand le fils de son cousin, mon meilleur ami, me racontait « Tu sais, la cousine de Papa va devenir ministre si machin démissionne ». « Marrant que tu le connaisses ». On a une ville en commun avec Valérie, ce n’est pas rien. Ministre ? Elle a refusé à plusieurs reprises avant de se lancer, « C’est vrai, je le reconnais ». « Et toi alors ? » me dit-elle. Heeiin ? Moi ? Euuh ? Rire nerveux, comme toujours. Elle rit de mon rire, déjà ça de pris, point de départ de cinq minutes qui me seront consacrées.
Je la regarde m’écouter, très jolie femme. Elle a ce regard attentif des politiques en écoute, ce truc dans l’œil aussi qui dit « Attention je mords ». Pas de faux pas donc. Nous ne parlerons donc pas politique, je n’en demandais pas tant. Ainsi, on survole le cas ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Encore plus celui du budget, sujet sensible. « Nicolas 2012 » nous occupe deux minutes, pas plus. « Elle y croit, c’est tout ». « Valérie 2017 » ne l’occupe pas, il parait. Je décèle quand même la remise en place de mèche et le fait qu’on y reste plus que deux minutes. « Jean-François 2017 » n’a franchement pas l’air de l’intéresser, clignement d’œil et coup de mèche.
Avec un brushing pareil, on fait un détour beauté pour parler d’Ellnet, sa meilleure amie que je vois dépasser de son sac à main, qui je l’informe fête un anniversaire cette année, « Ah bon » me répond-elle l’air désintéressé. Elle n’est pas chaude pour parler beauté, moi non plus d’ailleurs… Remarque, je lui aurais bien parlé de la nécessité de revoir chez elle certains tailleurs, mais elle esquive « Je n’ai pas le temps de faire trop attention, tu sais ». On parle tout de même de son brushing volé à la Chazal « je fais beaucoup moins attention qu’elle, surement ». Ça se voit, oui mais elle fait de la télé. L’arrogance d’une blonde, elle assume si ce n’est que sans parler d’ « arrogance » elle parle du « résultat d’un chemin éprouvant », beau.
J’ose lui demander si elle n’a pas un vieux dossier DSKien dans les placards « Je ne crois pas » rit-elle. J’espère pour elle, dommage de voir la Chazal « Encore elle ! » gâcher une carrière en dix minutes à heure de grande écoute. « J’ai fait attention ». Enfance modèle, éduquée chez les filles coincées de Sainte Marie de Neuilly, elle assume, elle en rit, aussi et me renvoie injustement la balle. On rigole, je ne l’aurais pas cru. A l’eau, en plus ! On est loin de l’image télévisuelle.
On passe un moment sur les clichés Versaillais, ville à laquelle elle s’est attachée, ce que moi je refuse ! On critique ce qui se cache sous les robes à Smockes, mocassins Tod’s, polos Ralph et autres serre-tête Cyrillus. On partage nos souffrances et ces pratiques devenues insupportables, enfants de « versallos ». « Yoss », je lui apprends l’expression. Elle se marre, encore. Les yeux rivés sur sa montre Hermès, on ne se refait pas !
Le temps, donc. Une notion Pécressienne. Il faut dire que la dame arrive à jongler entre des obligations professionnelles et familiales. Deux enfants au compteur de ce que je sais. J’ai oublié de regarder la fiche Wiki avant le déj’. Il parait qu’ils s’amusent au lycée Hoche, dit-on. Le temps, « J’en prends la mesure, oui ». Elle est patiente la Valérie et du temps elle en accorde très peu à la polémique, une bosseuse oui, une vraie. Prétentieuse ? « Non ». Difficile pourtant dans un gouvernement inEnarque. Elle sourit de la formule, la conteste, un peu seulement. Un dessert ? « Non, je ne suis pas très gourmande, mais je t’en prie ». Une bosseuse je vous disais. Un animal qui reste les yeux rivés sur sa proie vous disais-je, 2017, surement. On avait peu parlé du ministère du budget mais l’addition, « C’est pour moi » dit-elle. Je la remercie, finalement, plus chaude qu’au début, on s’embrasse, et là l’odeur mythique de « Ellnet », sa meilleure amie.
Episode 111 – Tourments sur des dix-huit juillet tumultueux
Un an : Barberaz, Savoie, rouge de rage, proche de l’attaque cardiaque, douche froide obligatoire
Deux ans : Gap, Hautes-Alpes, d’un banal.
Trois ans : Ile d’Oléron, anniversaire sur une glace, coupobolé et salopété (déjà salopété, vous remarquerez la beauté du terme…) (la photo)
Quatre ans : Perth, Australie (sans commentaire)
Cinq ans : En route vers la Bretagne, en voiture (avec commentaire, la gerboulade)
Six ans : Gap, Hautes-Alpes (drame de ma vie)
Sept ans : Quimper, Bretagne, l’âge de raison
Huit ans : Escalet, Cote d’Azur
Neuf ans : Mariage de X & Y, devant une salle comble, tétanisé
Dix ans : les Contamines, Haute-Savoie (la Haute-Savoie quoi…)
Onze ans : Ikéa, zone commerciale de Vitrolles, Marseille (explications à venir)
Douze ans : Saint Malo, Bretagne
Treize ans : Bandol, Cote d’Azur
Quatorze ans : Porto Vecchio, Corse
Quinze ans : Sur la méditerranée, dans un bateau, avec une angine.
Seize ans : Australie, Sydney, couronné
Dix-sept ans : Bandol, Cote d’Azur
Dix-huit ans : le Pradet, Cote d’azur et sur Fesse-bouc « Sa fé hiper longtemps jspr que tu va bi1, joyeux zanni, kiss, love, jtdr, kiss, bisous, té mon best »
Ce n’est pas pour aller à contre-courant, je vous assure mais en ce dix-huit juillet je vous confesse une chose : je n’aime pas le jour de mon anniversaire.
Parait-il que je vais l’aimer de moins en moins mais pas pour les mêmes raisons. Parait-il que la vieillesse prendra le dessus sur mes petits tracas. Petits tracas, oui, parlons-en.
J’ai déjà eu la maladresse de naitre en plein juillet : combien d’anniversaires fêtés dans des hôtels, sur la route des vacances (autrement dit dans des cuvettes remplies de gâteau mâché-recraché sur l’autoroute, baaah sale), au restaurant. Tout ceci bien souvent sur un gâteau improvisé (une glace, un petit lu (non, ils ne me l’ont jamais faite celle-là), des crêpes (si, il suffit de ne pas planter les bougies et ça passe bien)), avec des inconnus autour, une organisation de cadeaux souvent défaillante (« Prends cette enveloppe, on ira acheter le cadeau plus tard ») ou consternante (« On savait qu’un petit bateau gonflable en plastique allait te rendre fou ») … A vrai dire ce n’est pas moi qui ai commis la maladresse et vous ne pouvez imaginer cette volonté de revanche qui a grandi de jour en jour face à mes petits camarades.
Imaginez cette jalousie à l’école quand on fêtait les anniversaires des autres. J’avais chopé le mauvais filon (nouvelle expression) et je me retrouve avec la bande d’éclopés qui chialaient leur mère de ne pas avoir droit eux aussi à un gâteau confectionné avec amour par les parents d’élève (amour ? juste une question de bien se faire voir dans l’association, gagner le prix de la meilleure maman aux yeux de tous), une petite classe qui chante et enfin un petit bisou de la maitresse (électrique le bisou, on a tous eu des « maitresses EDF »). Tout ça pour ça donc.
Bon ok, j’arrête de me plaindre sur ce point ; oui, il est vrai que c’est aussi une chance de vivre son anniversaire dans des lieux différents chaque année. D’autant que débordant d’imagination et ayant créé dans mon enfance une relation de confiance avec un autre Dieu que celui que mes parents voulaient me faire découvrir : le seigneur Ikéa. Ainsi pour mon onzième anniversaire demandais-je à aller chez Ikéa après la fameuse question «Que veux tu faire le jour de ton anniversaire ?». Au placard les espadrilles et les seaux de plages et en avant les rêves chez le géant suédois dont je connaissais les prix du catalogue par cœur.
Le jour de mon anniversaire donc. Vingt-quatre heures (révolutionnaire n’est-ce pas ?). On attend impatiemment ce jour, on trépigne et bim, cinq minutes avant on revient sur l’année, on se dit merde, je n’aurais plus jamais dix-huit ans. Alors on se fait pleins de petits projets (oui, malgré le fait que chez moi le jour de l’an se produit chaque jour par des résolutions et la naissance de projets plus débiles les uns que les autres, j’ambitionne le jour de mon anniversaire de nombreuses choses : la gestion du rayon Canapé au Ikéa de Maubeuge par exemple (salut à toi, gestionnaire des canapés au Ikéa de Maubeuge qui lit ces lignes et prépare toi, assieds toi bien sur ton fauteuil, j’arrive !). Vous l’avez compris je remets donc à zéro tous mes rêves le jour de mon anniversaire. Je m’enfonce dans des idées qui n’aboutiront surement pas. Ce n’est donc pas un jour où l’on m’emmerde.
M’emmerder ? Oui, notamment par notre révolution technologique. Je m’explique : je suis fan des petites cartes d’anniversaires offertes par les grands parents, les parrains marraines (ici, je dépose un alerte enlèvement pour ces deux-là qui sont portés disparus…), les oncles et tantes et autres amis de cour d’école. Je conserve d’ailleurs une caisse avec toutes ses petites cartes.
Facebook est bien pratique et a fait office de mémoire à de nombreuses reprises pour me remémorer les dates d’anniversaires d’ « amis » dont je n’aurais en fait jamais eu l’idée de la date d’anniversaire sans le fameux outil. Mais c’est un autre point que j’aborde : le souhait d’anniversaire sur Facebook : d’une vulgarité. Ainsi, pour ce dix-neuvième anniversaire j’ai supprimé mon wall et tout ce qui s’apparentait à une date visible d’anniversaire. Je n’ai finalement reçu que les messages de la part de gens que j’aime sur mon téléphone, dans mes mails, ou dans ma boite aux lettres (enfin, depuis mon lieu de vacances j’espère que la boite au lettre a une petite récolte…) : alors oui les messages d’anniversaires furent moins nombreux mais quel plaisir d’éviter les salives d’ « amis ». Bien sûr il y a eu les retardataires, Charlotte et Antoine superbes amis d’enfance pour ne citer qu’eux, mais il n’y a eu que des gens que j’aime qui y ont pensé et je les remercie.
Cela va sans dire que dans une démarche AnneSinclairienne je conserve une liste des gens qui ont oublié le petit texto bon anniversaire et que je serai sans pitié. En réalité cela va sans dire qu’avec le peu d’anniversaires que je souhaite dans l’année, certains peuvent oublier.
Oublions tout de même cette histoire de facebook et revenons au basiques. Car un anniversaire c’est d’abord une date que je redoute, une journée que l’on se force à marquer au fer rouge, un réveil pour voir « qui a oublié ? » à la table du petit déjeuner, un gâteau sur lequel on souffle que l’on ne mange pas, des cadeaux achetés en dernière minute, des messages pourris sur Facebook, un coucher nostalgique d’une journée qui aurait pu être banale, sauf que sans le dix-huit juillet je ne se serai pas allé chez Ikéa.
Dix-neuf ans : Paris, jolie câlin sur un quai de gare, Marseille (je zappe la description du TGV pour vous éviter de détester aussi mon anniversaire), Saint Raphael. Ah j’oubliais : je file souffler mes bougies (oui on fait ça avec un jour de retard « pour que tout le monde soit là, c’est plus sympa »)
Post Scriptum : le mec qui me souhaite bon anniversaire dans les commentaires est une plaie.
Post Scriptum II : ceci n’est pas un règlement de compte avec ceux qui ne m’ont pas souhaité mon anniversaire, seulement un règlement de compte avec mon anniversaire.
Post Scriptum III : n’empêche que les cadeaux sont bienvenus (sans commentaire)
Episode 110 – Ballet sur la chaussée




Ici, là, en suspension, en tutu, sur le bitume ou sur une ligne blanche si bien tracée, alors que le bonhomme est rouge ou vert, l’instant d’une second, l’oublie, le vide, la montée sur pointe.
C’est une action que nous faisons chaque jour et c’est devenu tellement banal que nous n’y attachons plus aucune importance. Attention, qui va là ? Je ne suis pas en train de vous faire une leçon sur les petites choses de la vie que l’on ne voit même plus car même si j’ai souvent l’œil pour le petit détail en apparence insignifiant il m’arrive parfois souvent toujours d’oublier les choses les plus importantes. Passons et revenons-en à cette petite action.
Les anglais disent « Get Accross » pour traverser et je suis fan (c’est-à-dire que c’est la seule que je connaisse) de cette page dans mon carnet de vocabulaire d’anglais contenant la liste des get through, get up, get down (what goes up must come down, soit dit en passant)… Vous avez saisi. Non nous ne parlons pas de mon carnet de vocabulaire mais bel et bien de cette action : traverser.
Car traverser c’est d’abord vouloir aller de l’autre côté car c’est le chemin, la direction, le magasin qui plait… mais ce peut aussi être une déviation, un changement de cap. L’action est dangereuse et se retrouver figer sur un pare-brise n’est pas si compliqué.
Alors quand on traverse il y a cette peur de la voiture qui arrive et observez les gens qui traversent : la chose se fait en quelques temps, en plein milieu d’un boulevard fréquenté, en l’absence de passage piéton : la réflexion, l’engagement, le doute, le plongeon.
La réflexion sur le trottoir qui consiste à effectuer le très scolaire « Gauche-Droite-Gauche » : je me rappelle encore de la maitresse qui m’a enseigné ça et je pense souvent à elle en traversant. Efficace donc, la réflexion est brève mais primordiale. Ne pas l’effectuer est périlleux, y rester trop longtemps est non-productif : il faut la traverser cette route, merde ! Alors c’est une « médiété » à trouver : « de la mesure, partout » comme il dit.
L’engagement sur le boulevard permet d’avancer ni trop lentement, ni trop vite. Le danger est contrôlé, la situation ne comporte pas de risque. Mais soudain vient le doute. Il se produit alors que l’on a traversé les trois quarts du boulevard. Plus le choix : il faut avancer. Oui avancer car on a jamais vu quelqu’un s’engager sur les trois quarts de la largeur de la chaussée et faire machine arrière, moi-même, représentant officielle de la maladresse, plaide non-coupable (remarque, en ce moment, ça vaut ce que ça vaut).
Puis ce quart de seconde, cette pause. Les yeux tournent de quarante-cinq degrés, la mèche s’abandonne dans le vent, le bras effectue un mouvement arrière, puis, telle une danseuse c’est une montée sur pointe, un regard furtif vers le sol, une montée de tête, un passage en revue à cent quatre vingt degré, la vue sur le trottoir en face, les phares dans la figure, une main qui passe dans les cheveux, le klaxon résonne, les freins crissent et toujours comme une danseuse, ces trois petits sauts de chat qui nous font toucher le trottoir. Ils sont l’accélération, ce moment où l’on plonge. Moment de doute oublié. Une précipitation parfois inutile en fin de traversée mais une précipitation gracieuse telle une danseuse qui sort de scène pour se réfugier dans les coulisses.
Si l’on pense à traverser c’est que l’on en a eu envie et qu’on a peut-être toujours cette envie. Malgré la naïveté, la maladresse, le danger, il y a certains moments qui s’offrent à nous pour traverser, il ne faut simplement pas les rater : il y a toujours quelque chose ou quelqu’un de l’autre côté.
Episode 109 – Une histoire de lèvres, “Cheeese”
J’ai toujours été fan du dentifrice email diamant. En réalité, j’ai toujours eu un penchant pour les publicités qui ont pour objectif de te vendre des produits dentaires (pour saluer mon dentiste j’inclus les freedent white (ça fera pour la dent arrachée de la dernière fois)). Un penchant donc pour le dentifrice, les bains de bouche, les chewing-gums, le fil dentaire… Ma formule préférée reste cependant Email Diamant, le rouge, son côté rétro, son emballage pâte à ballon (que quelqu’un m’explique comment faire des ballons avec de ladite pâte). Pas très assidu sur le brossage de dent obligatoire avant le coucher j’ai quelques résidus jaunes sur les dents mais celles-ci sont plutôt parfaites (si peu) et sans passer par la case appareil dentaire (applaudissez).
Tout ça pour un sourire que je tente parfait. En réalité ce n’est qu’une tentative et vous pouvez vous avez pu vous faire votre idée avec la photo du LOL Project de David Ken (qui a pris la photo du dit blog de Clément-Féreol). Passons. J’aime sourire et ce car j’aime rire (deux minutes de conversation avec moi vous aiderons à comprendre et à vous plaindre (ou vous moquer)). Pas bête l’ami : sourire signifie « avant le rire » dans je ne sais quelle étymologie grecque ou latine.
Deux trois choses sur le sourire : étonnement, joie, amusement sont les agents déclencheurs. Mais le sourire est aussi un outil social. « Cheeeese ».
On dit souvent que le sourire est inné car les enfants aveugles et sourds de naissance en font usage. A confirmer chez certains êtres humains. Et comme je ne vous vends pas de la merde en plaque je me suis documenté (Wiki mon ami) (en réalité je suis allé à trois conférences sur le sourire la semaine dernière et j’ai eu des rendez-vous avec des dizaines de spécialistes).
La plus horrible des formes du sourire qui ne nécessite absolument pas l’utilisation d’Email Diamant est « le sourire en coin : forme de sourire peu appuyé et dans lequel les lèvres ne sont relevées que d’un côté du visage. Cette expression peut exprimer diverses émotions comme l’insolence, le dédain, l’ironie, la suffisance, la colère, la moquerie ou la timidité. Mais pas seulement. » On l’aura compris, ce sourire est propriété des imbéciles.
On distingue trois sourires (les vrais) :
« Le sourire commissural : le plus courant. Les coins de la bouche sont relevés vers l’extérieur, et les muscles releveurs de la lèvre supérieure sont contractés, ce qui laisse apparaitre les dents supérieures. » Ce sourire attendrissant, facile et simple qui se suffit à lui-même. Celui que l’on utilise
pour dire bonjour, pour saluer, pour dire « je suis là », pour montrer que la blague est comprise mais pas drôle…
« Le sourire cuspidé : caractérisé par la dominance des muscles releveurs de la lèvre supérieure. » Là je vous avouerai que mon éclairage ne sert à rien (pour le reste non plus, vous savez aller sur wikipédia aussi). Enfin, non, je vais tenter : je crois que l’on parle de ce sourire un peu masque qui permet de s’isoler : de dire « ta gueule » sans le sourire en coin. Sourire bien spécial. Interprétation aussi.
Cependant surmontons ensemble la difficulté : « Le sourire complexe : le plus rare. La contraction simultanée des muscles releveurs de la lèvre supérieure et des coins de la bouche ainsi que les muscles abaisseurs de la lèvre inférieure, dévoile toutes les dents ». Ça devient presque sexuel ces histoires de lèvres. Pff. Ce blog déchante.
Alors pour détendre l’atmosphère relisez la description du sourire complexe et tentez aussi de dépasser la difficulté en mettant en pratique la chose.
Si ce n’est le prétexte de vous faire sourire on aurait pu se passer de cet article.
Les photos ?? Deux trois trucs qui trainent sur mon ordi, si ça ne va pas bien faites ça aussi, ça fait un bien fou. (Et en cliquant sur la photo, vous avez tout le détail.)
Episode 108 – 35 Minutes où ma rousseur m’a fait dresser les cheveux sur la tête
9h18 : Etrange. Réveil un peu brusque.
9h19 : Surprenant.
9h22 : Effrayant. Mon miroir, mon beau miroir n’est pas si complaisant.
9h23 : C’est dur, mais il faut l’admettre, ils disent vrai. Le miroir parle : je suis roux, c’est à s’en arracher les cheveux. Il y avait la réflexion quand le flash était trop intense, les réflexions (les autres) des camarades de classe que confirmait la coiffeuse (moi qui croyais que c’était seulement quand je m’habillais en noir) (Aptitude folle des humains à se trouver des excuses).
9h24 : Le miroir dit toujours vrai. Faute de me faire des cheveux blancs je résume. Abricot. Carotte. Citrouille. Papaye. Orange. Melon. On est aussi bien chez le maraicher que dans mes cheveux. Saumon. Corail. Poil de chameau. Aussi. Face de chat, de chien, de renard ou d’écureuil : viens faire une balade dans la forêt automnale de mes cheveux. Un drame.
9h26 : De tout ce que l’on raconte sur les roux je n’entends rien de bon : voilà que je me sens déjà les dessous de bras pour vérifier le préjugé « Les roux puent ».
9h27 : Après une gesticulation assez ridicule vue de l’extérieur, je confirme : les roux puent. Mais est-ce l’odeur du matin ? A voir.
9h28 : Après réflexion le monde est finalement fondé sur des oppositions : pile/face, l’aorte/le cœur, le ciel/la terre, les fesses/la chaise, bémol/dièse, vin blanc/vin rouge, l’élégance/la crasse, la belle/la bête, le sage/le fou, le néant/le tout… Alors blond, brun ou roux, que faire ?
9h31 : Mais c’est blond vénitien. Oui ça l’est. L’opposition blond vénitien/roux est énorme ! Je suis blond vénitien, pas roux. Oh une tâche. Non, pas de rousseur (espérons). Ah si. Une petite tâche dans le coin de l’œil. Je suis fini. A moi le destin de second rôle de Ron Weasley et toute sa clique, la vulgarité de Mylène, l’épitaphe « A notre ami Poil de Carotte » gravé sur ma tombe…
9h33 : Je me penche par la fenêtre (oui je ne devrais pas, un roux se cache il paraît, puis après avoir pensé à ma tombe c’est peut-être une mauvaise idée, il s’en est fallu d’un cheveu) et comme un cheveu sur la soupe voilà qu’elle arrive : LA rousse passe sous ma fenêtre. Une jolie rousse, de celles que l’on remarque pour la beauté et non pour le défaut. Elle me rappelle Wendy dans les Poupées russes de Klapisch ou encore cette femme que rencontre Jean-Baptiste Grenouille (Le Parfum, Süskind), terrible tentatrice olfactive de la rue des Marais. LA rousse, aussi fraîche que Marie-Madeleine dans la Bible se fraye son chemin au bas de la fenêtre. La femme tentatrice est rousse, la brune est maitresse ou aventurière (Monica Lewinsky et Simone de Beauvoir dans le même panier) et la blonde beaucoup plus maternelle et mariée (Deneuve l’illustre si bien dans Potiche de Ozon)
9h36 : Prendre un journal pour se détendre est la meilleure chose à faire. Kadhafi, Ali, Moubarak tous bruns comme l’ébène. C’est à croire que pour être un bon dictateur il faut être brun (Joseph, Adolf, Vladimir, Fidel, Zedong et toute la clique confirment la règle). Je peux chasser tout ce qui est brun de mon cuir chevelu. Est-ce vraiment nécessaire ?
9h37 : Admiration de Pénélope Cruz sur cette photo extraite des Etreintes Brisées d’Almodovar où la belle est passée du brun au blond. Illustration d’un article sur le pouvoir des blondes : d’un banal ! Brigitte, Marilyn, Catherine, Claire, Laurence peuvent aller se voiler (réflexion de mise pour Laurence sur TF1 face à au dictateur iranien (Brun)). Couleur des fauves, le roux est la vigueur et la force : n’est-ce pas nous (voilà que je me mets dans ce groupe appelé « les roux ») qui avons la même couleur que le feu et possédons un caractère bien trempé ?
9h40 : Le responsable s’appelle le gène MC1R (melanocortin-1 receptor) sur le chromosome 16 : il est ainsi responsable de « ma » (difficile d’admettre qu’elles sont plusieurs) tâche de rousseur et d’une peau pâle qui croit bon de rougir plutôt que noircir en été.
9h42 : Feuille d’automne (la plus belle des saisons), sucre-roux (incomparable au sucre blanc si classique), pull violet (qui se marie juste comme il faut à la coupe), stabilo orange (la base de toute trousse est de contenir un stabilo orange), vinyle d’Axelle Red (chanteuse du siècle), Prince Harry (héritier de tous les temps) : le monde nous appartient-il ? La question me taraude mais je tente de me convaincre que oui. En revanche, je n’ai plus le droit à la chemise orange, qu’elle soit en tissu ou en papier (faute de gout dans la style académie).
9h43 : J’envisage de m’expatrier au Royaume-Uni, en Irlande, en Scandinavie. Je dois avoir du sang celte. Il parait qu’en Ecosse les roux représentent quinze pour cent de la population, nous, ne nous emportons pas, ils sont cinq pour cent en France.
9h45 : Après recherches, j’apprends que les roux effrayaient au moyen-âge : le roux était considéré comme loup-garou et il parait aussi que Judas était roux (représenté comme tel en tout cas). Etre roux est donc tout un art (que je ne suis toujours pas face au miroir).
9h48 : « A la renaissance les rousses sont utilisées par Botticelli comme modèles ». A la renaissance, oui. Les temps ont bien changé et le groupe « si mon enfant est roux, je le jette au congèle » est une réalité facebookienne.
9h51 : La question d’une teinture me traverse l’esprit : mais pour quelle couleur ? Il s’agit maintenant d’assumer de jouer les Obélix, Spirou, Tintin (et espérer par la même occasion que le monde se transforme en BD).
9h53 : Si ce n’est un drame, je me résous et ne compte pas « couper mes cheveux en quatre ». Alors je tente de me convaincre que le roux, c’est chic. « Tiré par les cheveux » ? pfff, si peu !
Episode 107 – Le meilleur de nous-mêmes
Jusqu’à un certain âge quand tu croises les potes de tes parents venus user le canapé et la salle à manger pour la soirée lors d’un diner gentiment organisé par maman les conversations qu’ils ont avec toi (alors que tu voulais simplement traverser le salon sur la pointe des pieds pour échapper aux baisers X400 qu’il va falloir effectuer car l’un d’eux a osé te dire bonjour) se limitent à un : « et tu as une idée de ce que tu veux faire plus tard ? »
« Benh non connard suis en crise d’ado » peut être une réponse envisageable si vous n’êtes pas de ceux qui ont osé (et osent) rêver.
Elizabeth Badinter dans un édito de Madame le Figaro (yep je vous accorde que lire Madame le figaro n’est ce qui fait de moi le mec le plus viril mais l’édito est toujours bien ficelé #entendonsnous) délcarait :
« Une vocation signifie un appel irrésistible vers une activité à laquelle on peut consacrer sa vie (…). Dans une société laique et hédoniste avoir une vocation peut sembler déplacé pourtant c’est toute la société qui s’enrichit de celui ou celle qui l’éprouve car il fait avec cœur ce qui le remplit. (…) dans tous les cas, c’est (une vocation) l’assurance d’une béquille en or pour la vie ».
Les jeux de notre enfance sont souvent révélateurs de ce que l’on veut faire plus tard. Ainsi vous pourriez écouter mes frères et sœurs vous raconter que pour l’anniversaire de mes cinq ans j’ai réclamé un aspirateur que j’appelais « tateur » et avec lequel je m’amusais comme un petit fou. Moi, pauvre enfant exploité pour faire le ménage par des parents dépassés par cette aspiration à devenir technicien de surface (ou femme de ménage, mais allez ajouter ça à la révélation sur Madame le Figaro). Puis période est passée d’autres jeux du dimanche qui consistaient à organiser la messe, des lotos, des spectacles, des Star Academy, des remises de césar… et le tout dans ma chambre.
Je me suis ainsi rêvé prêtre, Sophie Favier, héritier de Zavatta, Nikos Alliagas, acteur au sommet, juge (et j’en passe des plus ridicules, et honteux).
Nouveau jour s’est révélé quand j’ai découvert un soir, à 20h la musique stridente du journal. Mais vas dire aux potes de tes parents que tu rêves de lire un prompteur. Alors en pleines études parfois je lève la tête de mon bureau pour regarder la photo du plateau et ainsi me motiver pour tenter de donner le meilleur de moi-même. C’est con, mais je le fais.
Si ce n’est ça tout va bien, je suis en vacances et ça me permet de rattraper quelques réponses de mail. Juste une question : envoyer ses vœux un 16 février est-ce que l’on peut appeler ça « donner le meilleur de soi-même » ?
Post Scriptum : la photo n’a aucun rapport. En revanche, on voit sur la photo ce que ça peut donner quand je donne le « meilleur de moi-même » (un trop de « m » dans ces guillemets).
Pssst : je vous prépare mon article promis sur Dora et THE declaration
Ah et un truc aussi : je cherche la personne qui m’a permis de capturer ça sur mon écran où sont affichés les statistiques du blog :
Episode 106 – La mère de Bridget est dans la belle au bois dormant, (billet brouillon sur une chouette fille)
En ce moment je lis un bouquin emprunté piqué dans une chapelle, la dite pièce (le bouquin pas la chapelle) regorge de textes sur le bonheur, la vie, la source (choisis ta source, ton cœur a soif…) : c’est le bouquin type où il est possible de trouver une histoire de hérissons vivants dans le froid et qui en se mettant tous ensemble se réchauffent et en profitent pour se réchauffer le cœur #truestory (ma flemme, encore une fois, fait que vous ne pourrez pas profiter de ce texte que je n’ai pas le courage (l’envie, tout ça tout ça) de vous dévoiler.)
Usons du maquillage avec modération pourrait être une des morales de ces bouquins qui disent beaucoup de choses vraies, encore suffit-il d’y croire.
Depuis quelque temps je croise une étrange créature. Etrange ne veut pas dire désagréable, convenons-en dès maintenant. Pour elle le maquillage n’est pas à utiliser avec modération (par maquillage j’entends superflu vestimentaire, adaptez-vous !). Elle possède aussi son côté Bridget Jones sauf qu’elle, n’a pas seulement hérité d’un gêne (Episode 104) mais doit surement être la mère de Bridget. D’ailleurs elle fait en hauteur ce que sa fille fait en largeur (1 mètre 57 si vous voulez tout savoir). (Je viens d’inventer ici une théorie infondée sur un rapport hauteur-largeur entre la mère et sa fille #sachezle).
Pourquoi créature ? Cette fille possède le dressing le plus grand du monde (et elle fait 1 mètre 57, remember (on pourrait croire que c’est tout ce que je connais sur elle)). Pour ne rien vous cacher c’est elle qui m’a prêté le pull sapin 3dimensions (toujours dans l’article 104). Tous les jours une tenue différente, extravagante, marrante, courageuse et n’oublions pas : assumée.
Cette fille se moque du conformisme et du qu’en dira-t-on ? Elle a su en faire une réalité alors que ce n’est ni une star, ni un écrivain, ni une imbécile. (Ne cherchez aucun rapport entre écrivain et imbécile cette phrase m’a pris une minute de temps d’écriture).
En fait cette fille est une fée. Je crois qu’elle me fait penser aux petites fées de la belle au bois dormant. Elle a ce côté magique, souriant, coloré qui fait que vous avez envie d’y croire, vous aussi.
Nous n’aborderons pas ici la relativité du niveau des tenues : oui, il se peut qu’un matin vous soyez déçu par rapport à la tenue de la veille. Mais arrêtons d’en parler, elle le refuse (C’est la mère de Bridget, merde, il faut bien qu’elle affirme son caractère (en revanche « affirmer son caractère » ça fait un peu fromage, non ?)).
Quand j’en arrive à parler du fromage c’est qu’on a fait le tour, #concluonsdonc
Pour en revenir au bouquin piqué dans la chapelle, il y a une histoire qui a attiré mon attention et que je me suis empressé de noter dans le Moleskine, la morale résumée pourrait être : le secret du bonheur est de regarder autour de soi, simplement et de ne rien rater. (L’histoire parlait d’une cuillère d’ « huile du bonheur » à ne pas faire tomber, ça n’est qu’une interprétation encore une fois Féréolesque). En fait cette fille est une cuillère d’huile, tout simplement. (de ces huiles qui font plaisir, entendons-nous!)
Episode 105 – “Fereol, ou l’optimisme”
Je me permets les guillemets, ça protège. Non sérieusement, je me sens vraiment plus à l’aise si je mets des guillemets à ce titre.
Parmi les trois quatre histoires que je vous ai racontées dernièrement j’ai oublié de vous raconter une rencontre avec une Parisienne (si si vous allez voir c’est important de le mentionner) :
- D’où viens-tu ? me dit-elle
- De Gap
- Euuh ? En champagne ardenne ?
- Non au sud, dans les alpes (embêté pour elle)
- Ah, désolé je ne connais que Paris et Megève je suis nulle en géographie
- Ok (embêté pour elle, embêté, aussi, qu’elle n’ait pas dit « courch’ » à la place de Megève, c’eut été encore plus poilant)
Après cela, deux trois amis qui me disent que ça ne vaut vraiment pas le coup de continuer (pour des raisons qui ne nous intéressent pas aujourd’hui…). Cependant, ça devient drôle à partir du moment où je suis de ceux qui pensent (et pratiquent) que l’ignorance a quelque chose de rafraichissant.
Ne pas savoir, simplement. Le dire, simplement. En jouer, aussi. En rire.
Mon ignorance fait que je peux faire des trucs insensés qui transforment les situations les plus simples en casse-tête chinois (en parlant de casse-tête chinois, une nouvelle preuve de mon ignorance et de ma non-volonté de me confronter à mes neurones pour du vent : je dois confesser que je n’ai jamais tenté, (à vrai dire c’est « réussi » mais c’est plus mignon de dire « tenté ») de remplir une grille de sudoku, tout comme mon amour fou pour les rubikubes…). Ces trucs que l’on regrette dès le moment où on les a réalisés (souvent plus par colère que par ignorance d’ailleurs).
Tout ceci est confus. Reprenons. Je suis donc ignorant, souvent candide et j’aime être entouré de semblables. Oui, je suis tout simplement un Candide qui agit et entreprend deux trois histoires toutes simplettes (je vous raconterai un jour une histoire tordante sur Dora l’exploratrice) et qui deviennent souvent drôles (pour les autres, seulement, évidemment ! (pour en revenir à Dora, vous verrez que c’est seulement pour les autres)).
Je ne vais tout de même pas vous avouer que cet article est un prétexte pour vous délivrer cette phrase que j’ai trouvée affichée chez un ami : tout homme qui entreprend a contre lui trois catégories de personnes : ceux qui ont échoué à faire la même chose, ceux qui auraient voulu faire la même chose et surtout l’immense cohorte de ceux qui ne font rien.
Post Scriptum : La photo n’a aucun rapport (si ce n’est que la Girafe Sophie fête ses cinquante ans et je trouve ça plutot mignon). Et puis merde c’est candide une girafe non?
Episode 104 – Bridget m’a filé un de ses gènes
Je crois que ce n’est pas à préciser : je possède un grain de folie. En tout cas, il y a quelques jours j’expliquais deux trois choses improbables grâce à cela. Bridget Jones m’a filé un de ses gènes qui fait que les situations ne sont jamais normales. Autant vous dire que tout faire dans le désordre sans se soucier des connivences c’est la liberté que je m’offre un peu trop souvent. Expliquons-nous.
Voyez-vous la scène de Bridget Jones où elle se rend à un brunch déguisé alors que la tenue costumée proposée sur l’invitation n’est plus à l’ordre du jour ? Et bien il m’est arrivé la même chose le soir du 31 décembre. Voyez-vous l’imbécile qui marche sur les passages piétons faits de peinture fraiche ? Encore moi. Voyez-vous le pull de Bridget (revenons aux basiques) avec son pull tricoté dont le motif est le bonhomme de neige le plus « Yoss » qui existe ? (def. « Yoss » : de versaillos, désigne toute personne dont l’attitude et la tenue vestimentaire révèlent une tradition familiale ancestrale et des générations de balais. Exemples : Béatrice de Montmirail, la famille Le Kernois…). Et bien j’ai osé le porter (avec un sapin seulement, et des boules tricotées : en soit le pull 3D, grosse entrave à la yosserie). Je pense que jusque-là l’idée du gène de Bridget Jones est bien exposée.
Cependant, être digne de Bridget cela demande du temps et des efforts. Il s’agit d’une part, d’être timide mais de se lancer, mais aussi de ne jamais renoncer, de faire semblant de trouver ça hilarant (fort difficile avec mon rire qui me fait déployer ma gorge (et le nez parfois) à chaque éclat), de ne rien laisser transparaitre, d’apprécier toutes les situations, de prendre sur soi…
Là où je quitte le personnage de Bridget c’est quand je décide de refuser et de détester toute attitude négative : la coiffeuse m’annonce que le roux fait son arrivée dans mes cheveux ? Pas de problème. Passer une traversée de la France en mode TGV assis par terre devant les toilettes car il y a un problème de logistique et votre place a été vendue trois fois ? Pas de problème.
Prohiber « chiant » et « ça me saoule » de mon vocabulaire a été la seule résolution pour 2011, je crois que je m’y tiens. Reste encore à se séparer de l’entourage qui le répète à longueur de temps et je vis bientôt aux pays où l’on encourage le trafic de fusils qui tirent des fleurs pour se toucher le cœur (non, ne cherchez pas).
Post Scriptum : j’ai oublié de vous dire que j’étais déguisé en prince de lu le soir du 31. Je déteste le réveillon donc pas de problème. Ah mince : « je n’aime pas trop le réveillon, je préfère la Noel ». En mode positif, je vous dis. Bridget number one in my life.
Episode 103 | Pourquoi briser son iPhone
Il y a des choses qui nous arrivent comme ça, sans que l’on ai rien demandé. Parfois c’est marrant, d’autres un peu moins. Ce blog n’est pas le lieu de débat de quelque Hortefeuniste ou anti-Hortefeuniste mais hop, je vous livre l’affaire.Qui peut penser que prendre le RER à minuit est une bonne affaire pour un jeune garçon méché (là est tout le problème) à la Justin Bieber ? Personne, mais quand il est 22 heures la question peut encore se poser… Anyway, j’y suis monté dans ce RER et il était plein de foutus parisiens occupés par leur iPhone. En bon enfant bien sérieux j’ai sorti un bouquin et la valse des arrêts interminables du RER a commencé. Puis arrive le moment où je lève les yeux et je vois quatre jeunes qui me regardent depuis le quai. Ils s’empressent de monter dans ma rame, que je quitte évidemment. Pas con l’ami. Je change de wagon, et puis hop je retrouve mes quatre nouveaux potes. S’en suit une conversation digne d’étude par l’académie française :
“Sâlu touah, di mouah touena dé bell choussures, regard c choussures de rich, c méga blingbling”
“Coment toutapel”
“téakelleékol”
“Ton per itravaillou”
S’en suit une conversation incroyable pour que je leur donne l’heure. Ils sont malins mes nouveaux potes : pour savoir l’heure il faut regarder sa montre, ou son téléphone et paradoxalement je ne regarde que ce vieux bouquin. Alors je leur annonce l’heure affichée sur le quai précédent. Puis vient le petit jeu : si je n’ai pas annoncé la bonne heure, je dois donner mon téléphone.C’est marrant car un peu désespéré je regarde les gens autour qui s’en foutent éperdument. En fait, non, ils regardent et ne bronchent pas. Puis, en perdant habituel j’ai dû sortir ce téléphone après avoir prévenu que celui-ci était brisé, explosé, cassé, défoncé.
“Ah mé ilé dégoulass ton AillPhon ta marché 2su ou koi, allé onsbar”
Pour tout vous dire, je me suis ainsi remis du jour ou j’ai brisé cette machine. Depuis que j’ai un nouveau téléphone dans la poche, j’ai toujours le téléphone brisé dans l’autre, puisque c’est comme ça qu’il faut vivre maintenant…
Episode 102 | Viens, je t’emmène
Non, je ne vous abandonne pas. Un billet tous les trois mois ça peut être un compromis. Puis aujourd’hui, (encore une fois) on fait semblant de parler de choses sérieuses.
Un histoire d’amour, c’est d’abord une histoire. Une nouvelle histoire, un truc pas sorti de vieux tiroirs, un moment créatif, une idée originale… vous saisissez quoi ! Les clins d’œil dans un café, les regards insistants, les banderoles dans le ciel derrière un hélicoptère, les SMS “T bonne” (honneur à toi grand-mère qui vient parfois fouiner ici et qui ne va pas comprendre les guillemets) (honneur à toi, aussi, l’inventeur de l’écriture SMS) , …tout ceci est révolu car il y a franchement matière à s’emmerder embêter (kass-dédi Mamie).
Tout simplement imaginer. J’ai eu l’honneur (je tiens à le souligner bien que je ne raconterai pas la fin de l’histoire ici (Mamie est décidément omniprésente, mais pas que)) de bénéficier de la plus mignonne des déclarations. Que pensez-vous d’une fille qui débarque chez vous, vous parle cinq minutes, décolle un post-it, trace une flèche, marque “amitié” sur une croix au départ et “amour et bonheur” au bout de la flèche ? S’en suit alors l’explication sur la flèche, le milieu de la flèche qui est “le milieu de la relation”, les différentes étapes marquées de petites barres… Puis, vient le moment où l’on vous explique que la croix “amitié” a été dépassée et que l’on est maintenant en route vers “l’amour”. ça c’est une jolie déclaration, un truc tout mignon, réfléchi et vraiment courageux.
Alors dans ces déclarations, il y a les gens qui saisissent, qui s’amusent, qui en rient, qui répondent puis les autres. Une véritable histoire d’amour ça doit demander du courage, de l’envie, de la force mais aussi et surtout un brin de folie.
J’écoutais l’humeur vagabonde sur France Inter et un reportage de Julien Cernobori qui parlait de l’amour. Voici le résumé fait par le site de France Inter “Lorsque Paul, 6 ans, et Yann, 37, construisent un perroquet en légo dans le jardin c’est l’occasion de discuter d’un tas de choses, de l’amour, de la mort, et de parler de ces liens un peu mystérieux qui unissent un père et un fils…”. Bien évidemment mon côté tarte informatique est toujours présent et impossible de vous livrer le podcast. Après tout, je voulais juste dire que c’était mignon car le garçon différenciait l’amour envers la personne que l’on aime “l’amour de cœur”, l’amour de la nature qu’il appelait “l’amour de la naturalité” et l’amour envers ses proches “l’amour de la familiarité”.
L”amour de cœur” est finalement celui qui demande le plus d’implication, le plus de travail, il est le moins naturel, il s’agit de le déclencher. Si vous avez besoin de conseils je peux vous aider car je ne manque pas d’idées un peu débiles qui valent, je me répète, toujours plus qu’un SMS ringard (kass-dédi Dora #messageinside). (Enfin je crois).
En parlant d’”amour de coeur” une de ces potes devenue telle du fait de grains de folie partagés raconte très bien ses escapades de nuit et sa vie truculente et comme un teaser je sais qu’elle les racontera ici très vite pour vous faire hilarer (et pour combler les trous de ce blog… grrrhh)
Post Scriptum : Toutes mes excuses pour ce billet qui me fait penser aux entretiens sur Europe 1 à partir de 23h (phrase qui permet de transmettre le message, non je n’écoute pas seulement France Inter mais aussi Europe 1…) ou encore aux nombreux bouquins de psychanalyse. En tout cas il est écrit sans prétention et en quatrième vitesse #sachezle
Post Scriptum 2 : Ce n’est pas par volonté que je n’écris plus ici mais par manque (cruel) de temps #onenreparle
Post Scriptum 3 : La photo n’a aucun rapport (remarque, en cherchant un peu…), juste l’Ile Saint Louis, paradis sur terre.
Episode 101 – C’est moi qui commande, d’abord !
Prenez place, mais attention, ce diner billet est à forte connotation haineuse envers toute personne exerçant une domination qui n’a pas lieu d’être.
J’ai longtemps cru appartenir au groupe des « c’est moi qui commande » mais depuis un petit moment il s’avère le contraire. (Un petit moment, je parle quand même d’années (soyons clairs))
J’ai du mal à comprendre certaines formes d’autorités, j’ai du mal à comprendre que dans un groupe, une non-légitimité permette à l’un des membres de dominer.
Il faut être le plus gros et le plus imposant pour dominer la cour de récré, celui qui gueule le plus fort pour dominer l’open space et être le plus riche pour espérer dominer je ne sais quelle conversation intellectuelle concernant l’art à table (il parait). La domination peut être le résultat de facteurs différents : de Paris seize, d’une éducation « enfant unique », de la non-pratique de sports collectifs, d’heures passées en salle de musculation, d’une grosse attention de soi face au miroir… ANECDOTE ! ANECDOTE ! ANECDOTE !
Ok, je me lance : imaginez que vous faites une sorte de Koh-Lanta, (un camp scout en gros) et que couvert de crasse, vous n’attendez qu’une chose : le repas. (C’est pas une histoire de grains de riz, je vous rassure). Il s’agit d’aller chercher le repas, dix mètres plus loin, de lever son petit derrière et de faire dix pas aller, dix pas retour. Imaginez que vous dinez en face d’un mec Paris XVI qui sous le coup de la déconne (ou de la connerie, aussi) vous dit : « Euhh Féréol, tu attends quoi ?! » (Dans ces cas-là, en être soumis je sors mon « sourire LOL project » et en lieu et place de lui arracher la mèche, je vais chercher le plat).
Mais n’est pas leader qui veut. En effet, il faut arriver premier sur les terres. Regardez les leaders de l’internet, de la « blogosphère » : ils étaient les premiers arrivés, les premiers à influencer et aujourd’hui ils sont au top des classements.
De délégué de classe à responsable politique, dominer c’est tout un apprentissage. Il s’agit d’abord de se considérer comme supérieur aux autres (ne serait-ce qu’un peu), de s’imposer et enfin d’obtenir l’accord des membres du groupes (classe ou citoyens) et auquel cas on parle de légitimité.
Mais n’est pas légitime qui veut et là je ne développe pas au risque de réaliser l’article le plus chiant intelectuel pseudo-intelectuel de l’histoire de ce blog. Je voulais aussi vous parler du leader dans un couple, mais évitons, je risque d’être méchant.
Depuis un petit moment j’ai du mal à comprendre la légitimité que s’offre quelqu’un de mon âge, qui n’a rien réalisé, qui n’a rien prouvé pour me donner un ordre, me faire une réflexion. Et je vous entends, ce n’est absolument pas de la jalousie mais simplement quelque chose que je n’apprécie pas (voyez l’être susceptible qui sommeille en Féréol).
Et j’expliquais la dernière fois à un ami : « Non, mais tu sais je me considère de la classe qui domine en quantité, celle qui ne considère pas qu’elle peut dominer et qui refuse de s’imposer ». La chose est simple : gamin j’ai été le premier à me présenter aux élections de délégués (engagement par excellence, n’est-ce pas ?), à mener un groupe… mais il faut avouer une chose : quel plaisir de ne plus s’imposer, de regarder ça de loin, de voir d’autres leaders s’imposer.
Ils sont partout, donc. De la cour de récré à l’open space : ils dominent, mais en réalité, les grandes gueules se trouvent ailleurs, sachez-le et méfiez-vous.
Episode 100 – Vous prendrez bien un petit bilan ?
Episode 100, je ne vais pas vous dire “Déjà!” car ça fait un petit moment que ça traine cette histoire (quelques 18 mois je crois). Même un gosse en CP peut comprendre que si l’on ose la division du nombre d’articles par 18 et que l’on obtient… je me tais! Je suis conscient de ne pas écrire assez mais j’ose dresser un bilan pour cet épisode 100.
J’avais déjà rédigé un article pour ce numéro 100. J’avais mis tout ça sur une clef USB en planifiant de relire une dernière fois et de poster cet épisode qui me tenait tant à cœur. Et puis vous me connaissez : je suis parti en vacances en étant persuadé que la clef USB était au fond du sac alors qu’elle doit faire la maligne posée sur mon bureau.
En réalité il y avait quatre photos prises au cours d’un mariage avec quatre expressions : la joie, la colère, l’étonnement & le rire. Sur chaque photo je voulais apporter une légende… mais les photos sont sur la clef USB donc en attendant l’épisode 1000 je vous demande de patienter.
Finalement, j’ai osé prendre une photo avec une webcam sur mon lieu de vacances où j’ai par ailleurs pu trouver une connexion internet afin de poster cet épisode 100.
Ce n’est pas tout M’sieur Dam’ mais je crois que vous voulez un petit bilan.
Up :
- je découvre vos commentaires
- je reçois des encouragements par mail
- je partage quelques coups de cœur
- je me dis que je vais pouvoir raconter la mésaventure vécue sur le blog
- les encouragements de certains Big de la blogosphère et de l’internet
- les rencontres effectuées grâce à ce blog et plus largement grâce au blog + twitter
Down :
- je n’arrive pas à me faire mon propre nom de domaine (si, si je vais me pencher sur la question en allant dans une agence dans très peu de temps)
- je ne comprends pas les quelques grosses têtes de la blogosphère si peu sympathiques
- les quelques mails d’attachés de presse révoltés contre telle ou telle déclaration et qui m’ont fait retirer mes articles plus d’une fois (you see what I mean)
- le top (pas si top) des mots-clefs qui aboutissent sur mon blog : 1. Rolex 2. Laurence Ferrari nue 3. le prénom Féréol
Si ce n’est les mauvais points tout m’encourage à continuer et vous pouvez même voter pour le blog sur le site de Cosmopolitain. C’est l’histoire de trois clics et je vous en remercie bien ;-)
Encore quelques petites choses à dire mais l’appel de la piscine et trop fort alors tout simplement : Merci! et à très vite
Clément-Féréol B. (clement.fereol [at] gmail.com)
Episode 99 – Assister aux questions au gouvernement
J’ai toujours été fasciné par des bâtiments qui paraissent inaccessibles de l’extérieur. Car Féréol se lance de nombreux défis, j’essaye de me faire un petit chemin dans ces bâtiments dans lesquels je pénètre la bouche ouverte d’étonnement : je vous parlais hier de la tour de TF1, il y a eu aussi l’opéra de Sydney, le château de Disneyland, le siège social de Biiip, la maison de Biiip… Vous ne m’en voulez pas pour les Biiip hein?Oui, il est donc possible d’entrer dans le palais Bourbon. Cependant les démarches sont assez compliquées : il s’agit de contacter votre député, de lui dire combien vous l’aimez et de vous faire inviter un mardi ou mercredi lors des séances de questions au gouvernement. Je l’ai fait une fois, j’ai ensuite usé de mes “privilèges” d’intervieweur (on parlera des autres “privilèges” une autre fois, c’est noté).
A l’intérieur vous êtes contrôlés et vous devez vous armer de patience. Finalement quelques règles basiques mais essentielles pour éviter les déboires à la Greenpeace vont sont expliquées et vous arrivez ensuite à l’intérieur de l’hémicycle. Il s’agit alors de jouer des coudes (appelez le 3639 si vous avez besoin d’aide, je suis assez doué pour ça) pour éviter les gros piliers derrière lesquels il y a toujours des places assises (comme à la messe, je n’ai jamais compris le système) mais au dos desquels vous ne voyez rien.
Petit, je savais que quinze heures était l’heure des questions au gouvernement. Je courrais vers la télé (quand il n’y avait ni ski, ni golf, ni tennis, ni chorale…) et me passionnait pour les questions sans comprendre la moitié des mots et tournures des députés. J’avais alors la douce impression de regarder du théâtre et je m’entrainais pour les futures élections des délégués de classe. En dix ans se sont produits quelques changements. Tout d’abord, après avoir appris que les questions étaient connues par les ministres avant la séance j’ai décidé d’arrêter le rituel du 15h devant la télé. Puis les camps ont changé : cohabitation avec Jospin et le temps de la majorité de droite avec Raffarin, de Villepin, Fillon. Enfin les élections législatives ont perdu un peu de leur importance et les questions aux gouvernements restent très ennuyeuses.
J’ai rêvé petit d’être assis sur ces bancs rouges mais les choses ont changé (fort heureusement!). Quelques années plus tard je peux observer depuis les bancs qui surplombent l’hémicycle les échanges toujours aussi directs, méchants et inutiles entre les députés et le gouvernement. Les injures que l’on entend peu à la télé sont ici affligeantes mais il faut avouer que le spectacle est toujours aussi passionnant. Quelques têtes connues, des attitudes spéciales de la part des députés et ministres, des connaissances ici ou là… Un moment sympathique pour les passionnés de politique.
Episode 98 – Brèves (de) rencontres avec présentateurs du 20h de TF1
J’y suis allé plusieurs fois : une dizaine me semble véridique. Pour un stage, une demande d’interview, saluer deux trois personnes… J’y ai rencontré quatre présentateurs, tous différents, qui se sont succédé, entraidé, aimé, détesté…
J’ai rencontré le premier, qui n’était alors déjà plus présentateur, dans son bureau près des Champs. J’étais en retard (pas de mauvaises langues), en sueur (courir en plein mois de juillet…) et très stressé. Arrivé dans le bureau je découvre un morceau de l’ancien décor du journal : le rêve ! Quelques souvenir évoqués; des encouragements répétés et des conseils en or : je sors content.
J’ai rencontré la seconde en même temps que j’ai découvert cette machine qu’est le 20h. Journal télévisé le plus regardé en Europe tout le monde connait le pouvoir qu’il exerce sur les 7 à 8 millions de personnes en moyenne qui le regardent tous les soirs. Accès contrôlé, téléphones aux sonneries assourdissantes, rédacteurs qui courent dans les couloirs pour cause de montage non terminé, lumière du plateau allumées, chevelure blonde laquée et re-laquée, maquillage sur une couche de l’ordre du centimètre, oreillette en place & générique. Les reportages sont lancés, ça crie dans l’oreillette mais Madame est au téléphone en pleine discussion privée (un peu trop d’ailleurs) et arrive avec un professionnalisme incroyable (c’est son job en fait) à continuer ça conversation “Non mais écoute – 5 – la vie – 4 - n’est pas – 3 – attends je – 2 – te reprends –1 “Top antenne” et dans le reste de l’actualité…”. Un bonjour et une attention particulière, une discussion inattendue et une femme très sympathique.
Le troisième est la star incontestée du vingt heures. Celui que tout le monde vénère. Il était accroché au fauteuil la première fois que j’y suis allé. Il n’est pas en place quand le générique commence : à l’époque une fille du service dans lequel j’étais en stage m’avait dit : ‘”j’ai eu le job d’assistante, je devais être dans la salle maquillage une minute pile avant l’ouverture du journal, la précédente était venue trop tôt” me lâcha-t-elle ! Stressé et énervé, ce sont les deux choses que je retiens. Je me rappelle aussi de notre échange et de ses encouragements. Nous nous sommes d’ailleurs revu un mois avant son départ.
J’ai pu assister au journal de la dernière une première fois grâce au premier et une autre grâce à un gentil contact à l’intérieur de la fascinante tour. Oui, n’accède pas au journal de la miss qui veut! Je devais lui remettre une demande d’interview. Très stressée, presque attendrissante pendant son journal j’ai néanmoins pu faire ce que j’avais à faire. J’ai alors eu droit à son tutoiement qui en disait un peu trop : “Je TE rappelle demain, je m’en occupe c’est promis! A demain donc Féé-euuh-rééol” Inutile de vous préciser la suite…
Episode 97 – Le chemin de Compostelle avec Alix de Saint-André
Ce n’est pas une nouveauté que d’écrire des livres sur son chemin de Compostelle. C’est d’ailleurs un pari risqué car bien souvent les auteurs s’efforcent de démontrer que le chemin les a changé alors qu’ils ont fait Compostelle dans l’espoir de faire des péripéties du chemin un best-seller.
Autoproclamé plus grand fan du journal de 20h de TF1 un de mes frères et sœurs est toujours disponible pour m’acheter les livres de Patrick Poivre d’ Arvor que je ne réclame jamais. PPDA en écrivant "en chemin vers ma liberté" se montre très loin de ce que j’imaginais du chemin… Passons, cette article ne concerne pas le livre de PPDA(j’ai hésité sur l’utilIsation d’un bon vieux "Patrick"!).
Cependant, l’intention d’Alix de Saint André n’était pas de faire de son parcours un livre. Je vous vois venir : "pfff il est tombé dans le piège de la bonne dame qui veut vendre son bouquin!". Non je ne crois pas et j’en veux pour preuve qu’elle a fait le chemin trois fois et que ce livre respire la sincérité.
L’auteur écrit : « l’idée d’écrire se mit à murir. Evidemment c’est la seule chose que je savais faire – et la seule chose à faire. » Au-delà de cette sincérité ce livre trace le chemin d’une femme que j’ai découvert dans l’émission « Vous aurez le dernier mot » où elle apportait de la légèreté dans un débat faisant intervenir Henri Gaino, David Abiker…, une femme pleine d’humour, de caractère, de doutes, de spontanéité qui fait face aux mauvaises nouvelles qui arrivent à elle sur le chemin (la mort d’une amie, des rencontres avec des malades…)
Quelques excès, aussi, qui se traduisent dans la cigarette et dans l’alcool avec quelques tentatives d’arrêt, un humour décalé et accessible, des rencontres incroyables, variées et internationales sont les ingrédients d’un livre qui se savoure en quelques heures.
Le temps d’une lecture Alix de Saint-André arrive à nous convaincre que les pèlerins de Saint-Jacques sont le moteur de la rotation de la terre : « Je pense aussi que nous sommes les rouages d’une horlogerie céleste. En plantant la pointe de nos bâtons dans le sol pour le repousser derrière nous, en une file ininterrompue et obstinée, nous, les pèlerins de Saint-Jacques, depuis des siècles, nous faisons tourner la terre. Tout simplement » (page 74)
Par ailleurs, de confessions catholique mais pratiquante de la grasse matinée du dimanche matin plutôt dans un lit que sur un banc d’église Alix de Saint-André effectue un véritable chemin vers la foi. « « Heureux les pauvres » dit Jésus dans l’Evangile et leur promet le royaume de Dieu, où il sera plus difficile au riche d’entrer qu’à un chameau de passer par le chas d’une aiguille. (…) Sur le chemin la pauvreté n’était pas à fuir mais à rechercher. » (page269)
Toujours mieux qu’un Voici, ce livre est un véritable bijou à mes yeux et je ne peux que vous le conseiller, peut-être vous donnera-t-il l’envie d’aller faire un tour à Saint-Jacques who knows ?
La voix commerciale de l’éditeur, ce que dit la quatrième :
Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, avec un sac plein d’idées préconçues, qui se sont effondrées une à une au fil de la route. La deuxième fois, elle a parcouru « el Camino », partant de La Corogne avec la foule des pèlerins qui convergent sur le dernier tronçon. L’ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l’on doit faire en partant de chez soi.
Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, passant par des chemins creux ou traversant des banlieues sinistres, elle a côtoyé le peuple inattendu des pèlerins : gens de tous pays et de toutes confessions – sans compter un nombre non négligeable de bouffeurs de curés – réunis par la marche, par les ampoules aux pieds, par la faim et la soif. Tous se retrouvent sur le chemin pour se défaire des hiérarchies et des rôles sociaux, vivre à quatre kilomètres/heure une aventure humaine pleine de gaieté et de surprises. Sur ce petit monde en marche, Alix de Saint-André porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.
Episode 96 – Les mauvaises nouvelles
Journée tranquille. Repos et rangement. Coup de fil ici, un autre là. Un sms gentil d’un côté, une carte postale en provenance du bout du monde de l’autre. Complètement dans ma bulle à attendre des résultats qui consomment une grande partie de mes espoirs. Qui m’enferment aussi sur ce qui se passe autour de moi, me rendent hermétiques, me font douter, me stressent mais une attente qui fait fructifier des projets, des envies, des rencontres …
Et puis le coup de fil est tombé. J’ai ce « don » pour comprendre ce qu’il se passe au « bonjour » de mon interlocuteur (tu parles d’un don !). Reste à savoir qui est-ce. (Si vous ne saisissez pas, sachez que je sais que je suis peu clair mais je n’ai pas l’envie de rentrer dans les détails). C’était la sœur d’un ami, un ami pas vu depuis longtemps. La sœur que je ne connaissais pas. J’avais déjà appris quelques mauvaises nouvelles dans la journée. Celle-ci vient s’ajouter et ne m’achève pas encore. Je suis en colère, ça se calmera je le sais.
De mes rencontres, de mes déjeuners, de mes messages, de mes moments de partage, de mon réconfort, de ma franchise, de mon amitié… (Vous saisissez l’idée hein ?) Je n’essaye de garder que ce qu’il y a de positif. Il serait excessif de parler d’une balance de l’humeur Fereolesque qui importe moins qu’elle n’exporte mais l’idée me plait bien à moi-même si un imbécile (vous mettez ça sur l’addition de la colère) a osé me parler de « bouclier invisible » , de « concentration du mal en moi », de « trop grande joie de vivre » (vous voyez le genre d’individu… et pourtant, et pourtant, je ne vous dirai pas qui il est, il est connu dans son milieu)
Loin de mon envie d’étaler tout ça et de m’attirer une quelconque pitié, il fallait juste quelqu’un à qui parler. Ce blog est aussi là pour ça même si je fais ça dans le désordre, dans la tristesse et dans ma volonté de positiver. Demain, c’est promis je vous parle de ce bijou de livre que je vais finir ce soir, après une jolie prière je dois l’avouer.
Episode 95 – Un film bien à moi
C’est devant une finale du tournoi de Wimbledon que je vous écris ce petit article. Wimbledon ? Le nom original de ce film dont je suis (j’étais) secrètement fan. Une histoire simple, une actrice fabuleuse et deux trois blagues qui ne font rire que moi. Soyons clairs, je ne rigole jamais aux emplacements prévus par les scénaristes et non, ce n’est pas un vieux snobisme mais souvent un manque de compréhension (ou de subtilité, il est vrai).
L’ascension d’un tennisman en fin de carrière au cours du tournoi qui se sent poussé par cette relation naissante avec la jeune favorite. Une histoire d’amour pas si banale. Une rencontre magnifique et deux trois moments sympas.
Je regarde généralement ce film lorsque je suis stressé ou en prévision de perte de moyens. Il m’a été d’un grand secours une veille de compétition de natation (il fut un temps), d’un entretien oral, de moments plus compliqués.
Il est de ces films commerciaux qui ne marchent pas en salle. (Je dis ça mais je n’ai absolument pas vérifié l’info, et pour cause personne ne le connait)
Ce film est mon petit secret, voilà tout.
Post Scriptum : le film ne s’appelle pas Wimbledon en France mais La plus belle victoire
Episode 94 – Un petit complexe d’infériorité
J’avais presque oublié de vous en parler. Peut-être l’ai-je déjà fait d’ailleurs ?
Vous connaissez les rendez-vous importants. Vous savez aussi à quel point il ne faut pas se planter : pour la table à choisir, dans quel restaurant/café, pour la commande au serveur, pour les premiers sujets à aborder…
Et bien pour moi c’est toujours tout à l’envers : mauvaise table, mauvais choix de café/restaurant, commande ratée et regrettée en voyant le serveur s’éloigner, premiers sujets où je fais toujours preuve de mon coté quiche… et ajoutez à cela des excuses de retard souvent minables genre “il y a eu un suicide sur la ligne, c’est incroyable j’ai l’impression qu’il y en a tout le temps” (mauvais gout je vous dis!)
Et là encore vous ne savez rien car j’ai une arme fatale. Tellement fatale que les gens se retournent dans le métro, rigolent avec moi, pensent qu’une otarie a été écrasée sur la banquise et vit ses dernières souffrances : mon rire. Une horreur tout simplement. Alors au premier rendez-vous je suis tout gêné, puis je le présente.
On en rigole un bon coup (trop d’ailleurs) et puis j’oublie. Jusqu’ici tout va bien si ce n’est que deux problèmes sont apparus :
- j’ai eu un rendez-vous dernièrement, puis un second avec la même personne. (3615 Ma vie). Et entre les deux, je suis toujours resté gêné par mon rire, comme intimidé, impatient et il faut le dire heureux. Non, il est vrai que je me sens tellement tarte (quiche a déjà été employé en haut). Mais bon, à priori, ça ne dérangeait pas la personne avec qui j’étais.
- ajoutons au fait que mon rire devient de plus en plus l’expression d’un stress, d’une intimidation, d’un bonheur (plaisir allons-nous dire, oui c’est un peu plus hédoniste) il devient aussi de plus en plus horrible au point de se transformer en cri de cochon (désolé, je ne sais pas le terme exact et taper “cri de cochon” sur google ne m’enchante pas)
Saisissez-vous le niveau de mes petits problèmes quand je suis en vacances ?
Episode 93 – De l’art d’ecrire sur un blog
Je ne suis pas un écrivain. Je ne suis pas non plus un blogueur influent de la blogosphère comme ils disent.
Je regarde ce blog me disant qu’il faut que j’achète un nom de domaine, que je m’y mette, que ça viendra.
Parfois aussi, des petites envies pressantes d’écrire alors j’attrape le Moleskine puis par manque de temps (je crois) je n’informatise pas tout ça et puis et puis et puis…
C’est décidé : ce blog va (re)naitre car j’en ai une profonde envie.
Je suis en attente d’étapes qui vont bientôt arriver… J’espère.
C’est confus mais s’il ne fallait retenir qu’une chose : il m’est arrivé un nombre non négligeable d’ aventures Fereolesques et je vous en parle très vite!
Episode 92 – Une envie de porte-document & une passion pour la papeterie
En passant devant une papeterie, je deviens fou. Tout ceci sonne comme une confession banale mais sachez que je voue un amour inimaginable pour ces enseignes.
Un énième agenda à la couverture rouge, ce ravissant petit cahier pour me faire des listes qui prétendent que je suis organisé, des post-it en veux-tu en voilà!, des crayons comme-ci, d’autres comme ça, des feuilles de couleur, des trombones, des punaises, de la “pâte à fix”…
Attention, cette histoire n’est pas récente : petit mes parents m’avaient trouvé parmi mes surnoms (il y en a eu des tas) celui de “Monsieur Scotch”. Je ne vous cache pas ma fierté. En effet, pour moi à l’époque ça résonnait un peu comme un accomplissement : je mangeais scotch, je collais scotch, je déchirais et recollais scotch, j’accrochais scotch, je jouais scotch (si si au bout des doigts, vous voyez ?) ; bref soyons réalistes : je vivais scotch!
Il y a eu mes projets d’enfants qui remplissent deux pages d’un cahier et qui furent bientôt déchirées puis jetées à la poubelle car un autre projet avait pris le dessus. (Je crois qu’ici, seul les esprits créatifs peuvent comprendre). Je ne raffolais pas des produits dérivés cependant vous ne comprendrai jamais cet amour pour les bloc-notes oranges à feuilles détachables.
Mais il y a LE produit de papeterie : celui qui a dépassé en son temps tous mes rêves, celui qui est resté inaccessible pour je ne sais quelle raison, celui dont je rêve encore : cet historique “appui pour écrire debout” avec ce rabat métallique pour coincer les feuilles ? Un rêve. (J’ai mis une photo au risque de ne pas me faire comprendre)
Vous voyez ce produit me faisait rêver pour plusieurs raisons :
- les profs de sport en ont tous (il doit y avoir une vocation cachée)
- l’entraineur de piscine, le chef de chœur et le chef de l’orchestre symphonique aussi
- on peut faire semblant de faire des inventaires dans les supermarchés (une autre passion pour les supermarchés)
- accrocher ses feuilles sur un bloc solide et pouvoir se balader dans la maison en faisant semblant de faire des conférences devant une audience composée de frères et sœurs dépités avouez que c’est magique quand on a sept ans
- organiser, planifier, diriger, s’énerver, prendre note, ranger : des après-midis entier à m’y consacrer
- on peut aussi jouer au jury version Star Academy (oui nous avons eu notre époque, aujourd’hui il faut avouer) (c’est marrant, normalement il faut garder l’argument le plus pertinent pour la fin…)
Enfin, vous voyez cet objet est symbole de puissance à mes yeux mais en réalité ce n’est qu’une petite puissance dans le paraitre (je suis fou quand on parle de papeterie, je vous avais prévenu)…Cependant si vous voulez un jour me satisfaire, vous savez ce qu’il vous reste à faire (je dis ça, je dis rien)
Episode 91 – Allo maman bobo
Je ne sais pas si vous connaissez ce sentiment, voyez-vous, celui qui vous mine : hop, d’un coup tout s’écroule.
Vous aviez prévu d’aller faire un petit plongeon, d’aller courir, de faire un gâteau au chocolat (cette capacité incroyable à donner des exemples bidons) et là tout s’écroule car vous êtes un invalide. Oui, un invalide un vrai! Une petite blessure, un ongle cassé (euuh si j’exagère là, de toute façon je les ronge alors l’affaire est réglée), un rhum, un mal de ventre et là vous pensez déjà à la nature du bois pour votre cercueil.
Allez savoir ce qui fait qu’aujourd’hui dès qu’un petit truc va mal nous pensons que le ciel va s’écrouler ?!
Dimanche matin. Je me réveille après une soirée de révision (ça doit être la cause) et là un "crac" dans le cou. Non je n’exagère pas! Je vous parle du crac, le vrai, comme un frottement d’os (cette vision de l’os de la chance), comme un membre qui se déchire, comme une vie qui s’écroule… Et là, je retombe sec, telle une asperge dans ce lit que je ne veux PEUX ! plus quitter!
Je pense aux plans de la journée. Il faut annuler. Remplacer. Déplacer.
J’arrive à me trainer hors du lit. J’arrive à consommer des médocs à tout va (puis à doubler les doses aussi!).
J’attends sur une chaise au soleil. Me traine jusqu’à la douche. Puis jusqu’à la voiture. Puis jusqu’à la messe : j’invoque alors tous les saints mais rien n’y fait!
Tout ça pour dire qu’un cou ça sert (oh merci Féréol, oh merci du fond du cœur de cet enseignement) pour travailler, danser, s’habiller, cuisiner et que j’ai vu ma vie défiler (non sérieusement!) devant mes yeux !
Une morale s’il en fallait une c’est que nos petits bobos ont le mérite de nous rappeler que les coups de téléphone ingrats, les mails puants de XXXXXXX & XXXXXXX insatisfaits (de plus en plus fréquent (on se comprend les gars, "je ne suis pas fou vous savez") et autres aventures à se cracher dessus (où diable suis-je allé chercher ça ?!) sont à minimiser. Euuh peut-être pas autant qu’un mal de cou.
Post Scriptum : non, ce n’est pas un simple torticolis. Si vous voulez tout savoir ma tête pivote sur du quinze degrés à tout casser. (et cette épreuve d’athlétisme demain…)
Post Scriptum 2 : je suis épuisé par le boulot mais pense souvent à ce blog :)
Episode 90 – Le LOL Project, ce truc magique dont vous ressortez heureux !
J’ai découvert le projet sur le blog de Gregory, et puis Deedee y a participé, et puis je me suis inscrit sur le site, et puis les blogueurs ça permet de parler du projet (je ne me compare pas non plus aux “influenceurs”…)
Il parait que je suis un mec plutôt sympa. Non, ce n’est pas moi qui le dit, mais des amis. Enfin par sympa, j’entends le “assez ouvert” qui suffit pour entamer une conversation sympathique et puis rigoler à gorge déployée de mon rire horrible à la Dominique Farrugia (parfois, mon nez en devient presque un groin!)
Après deux trois questions à Gregory (“dis, ils vont rien me faire ?!’”) et deux trois mails échangés je me rends au studio à coté de la comédie française.
Néanmoins, j’avais eu deux trois rencontres le matin plutôt sérieuses et je devais voir un jury l’après-midi : autant vous dire que je n’étais pas trop “sapé branché pour le dernier truc parisien à la mode…” (J’ai regretté la chemise vichy rouge)
Par ailleurs, vous remarquerez cette magnifique coupe au vent made by Chazal…
Pour tout vous dire je crois que l’instant de l’éclat de rire n’a pas été trop dur à saisir pour moi (je vous le disais plus haut) et je vous avoue même que je suis plutôt satisfait du résultat ! (un peu d’égo!!) Pourquoi ? Parce que sur cette photo c’est vraiment moi et qu’on dépasse (bien que le projet s’appelle LOL (beurk!)) les photos ‘”kikoo-lol”.
Je ne suis pas un fan de photo (“quoiiii?! mais commeeent tuuuu fais? la photo c’est saisir l’instant, c’est le revivre!”) mais je suis fan du projet, et regarder les têtes ensorcelées de rire le matin, et bien ça me fait du bien!
L’équipe de David Ken est adorable. Lui ? très sympa aussi. De plus, je n’étais pas au top (conséquence du stress de la journée) mais David a réussi à me faire rire alors que ce n’était pas gagné. Mais comment fait-il ? Bon écoutez, je ne suis pas une lumière mais j’ai compris en blond que je suis (allez voir le post-scriptum… cette dernière phrase n’est pas là pour rien) que le monsieur avait deux trois exercices pour nous faire rire…
Cependant, le LOL project ce n’est pas que l’histoire d’une photo : Le lol project c’est juste de la bombe, c’est un truc magique dont vous ressortez heureux, un anti-stress mortel… en gros : foncez-y ! (la page facebook)
Ils en parlent si bien :
Luc Mandret (mince, il est roux)
EDIT : Je rajoute Miss Deedee qui a publié un article aujourd’hui et puis ça manquait bien d’une nana dans cette liste
Post Scriptum : Cependant, j’ai un petit problème : je n’ai rien contre les roux, mais cette photo elle ne me fait pas un peu des reflets ?
Post Scriptum 2 : vous l’aurez compris, je suis en plein milieu d’échéances dans le trâââvail alors vous excusez bien gentiment les manquements que je fais à ce blog ;)
Episode 89 – La dame du métro & le m’sieur qui lisait Sartre
La chose fait un peu cliché. C’est le genre d’histoire, vue, lue, entendue et revue. Une rencontre dans le métro, c’est d’un banal. Mais on s’en fout, je suis ici chez moi (même si parfois, à regarder les mails on peut en douter… Passons!)
Ligne 12. Entre Convention & Saint Lazare
J’allais à une soirée. Un peu sapé mais pas trop, retardataire (est-ce vraiment utile de le préciser?), des affaires oubliés, un dessert pas encore acheté, des auréoles qui commencent à pointer leur nez (ça va, on ne va pas faire du romantisme tout le long!)…
Et puis je suis rentré, je me suis assis. Elle a levé les yeux : ce genre de regard qui fait la chose. Non, vous ne voyez pas ? bon filez alors!
Ceux qui ont compris l’histoire du regard comprendront aussi le mien. Et puis chacun est retourné à son activité : elle son iPhone et un jeu ridicule qu’elle s’est empressé de fermer (non mais regardez moi cette prétention qu’il a de faire arrêter les femmes de jouer!) et puis je me replongeais dans “l’existentialisme est un humanisme” de mon pote JP. Remarquez, je crois que “replonger” n’est pas le bon verbe : la bonne femme était là.
Et puis, il y avait cette impression incroyable de déjà vu : un mariage, une soirée ou des trucs un peu moins sympas (à la poste par exemple (histoire qu’à la poste vous avez le temps pour les rencontres))… Je l’aborde. Hop hop, elle enlève ses écouteurs pour moi : si chouette… je crois entendre Linda Lemay mais passons.
Je lui demande si elle pense que je peux trouver une pâtisserie en sortant du métro. Elle me demande où je vais, j’en fais de même. Ah oui, j’oubliais : sa voix! Un peu rauque à la gloire de Jeanne Moreau (je suis si fan).
Et puis on se relance dans nos petites activités et on se souhaite une bonne soirée quand elle s’en va…
Et voilà tout. cependant je n’arrête pas de penser depuis à une histoire racontée il y a longtemps dans +Clair sur Canal Plus (avec Florence Dauchez) où un jeune new-yorkais avait parlé d’une jeune new-yorkaise sur son blog, puis ils s’étaient retrouvés en plein Manhattan grâce au blog du cher jeune homme.
J’ai fait deux trois recherches mais je ne suis pas retombé sur l’histoire en question (aide demandée) alors si vous avez deux trois pistes, je suis preneur…
Eh toi la m’dam du métro, si tu lis ce blog tu te rappelleras du mec qui lisait Sartre et tu n’hésiteras pas à le contacter…
Episode 88 – Les cloches de l’espoir
#récit
Il y a ces histoires que l’on s’imagine. Soit pour s’évader ou bien pour se faire une raison, aussi. Ma course du dimanche est devenue une habitude : au rythme de mes pas je sens battre mon coeur. Il s’agit de s’élancer, il s’agit en fait de se dire que oui, on peut commencer cette course. Elle peut-être longue, courte, paisible, truculente, mouvementée… contre le temps, contre la mort, pour la vie, pour l’espoir… Chaque course révèle son caractère imprévisible mais l’exercice reste toujours le moteur… Après m’être élancé je pense à ce monde que j’observe et je raconte.
Il est 8h10, la cloche a retenti pour la seconde fois depuis ce matin il y a maintenant dix minutes. C’était un bruit lourd, démarré en trombe et qui s’est arrêté sec. Ces moments de sursaut qui vous glacent le sang. Je l’ai vu (tous à croire au bout de dix minutes que nous avons gagner une heure à trainer dans les couloirs du fait de l’absence tant attendue du professeur). Des larmes pour expliquer un retard. Il nous explique qu’une collègue est partie, qu’il lui arrivait de temps à autre de prendre un café en salle des professeurs en discutant du dit “merdeux”. Elle était brune, le teint pale. Elle était laide mais pleine de charme. Grande bouche qui renferme de grandes dents pour un sourire radieux.
Mariée, trois enfants. Gonzague son mari. Louis le premier, Marie la seconde et Espoir le troisième. Espoir il est nait en même temps qu’elle a appris sa tumeur. elle avait appelé ses parents et quelques amis mais tous étaient dans la confidence. de là sont nés les déprimants dimanche soir à l’écoute des souvenirs des autres, les mains réchauffées par le thé en main. Les regards des pitié ou de compassion, elle n’en voulait pas.
Les collègues de travail sont de ceux qu’elle imaginait organiser un gouter spécial en salle des professeurs pour remonter le moral. Elle croise ses collègues en salle des professeurs mais ce sont les élèves auxquels elle est confronté tous les jours. Ceux qui la chahutent et ceux qui se foutent de Maupassant, Flaubert et tous les autres bien sur… ceux qui sont dévoués, ceux qui veulent apprendre…
Vie professionnelle et vie privée conciliées tout en tentant de ne jamais rater les premiers pas d’un enfant, la sonnerie de l’école à seize heures lorsqu’ils réclament pain et barre de chocolat. Le premier a sept ans et le dernier a deux mois. Elle, elle vient de l’apprendre : Madame Prune, prof de français, est morte.
Il est dix heures, la nouvelle a fait le tour du lycée. les élèves sont reconnaissants de cette femme dont ils ne savaient finalement que peu de choses.
Trois jours plus tard, couchée devant sa famille tous pleurent en se cachant derrière des foulards ou autres lunettes de soleil. Il n’y en a qu’un qui du plus profond de son berceau se permer de dévoiler sa souffrance : c’est Espoir et il n’y aura que les cloches de l’église qui retentiront assez fort.
Episode 87 – C à vous, toujours aussi bien
Une petite parenthèse en rentrant du taff. Un petit moment pour se remettre en forme pour bosser le soir. “c à vous” est bel et bien une emission sympathique !
Episode 86 – Sur un accord de printemps
Rien n’allait plus. Des dossiers a préparer. Des nuits qui ne commencent pas. Le froid en sortant de la douche. Une fatigue qui vous plombe. Deux trois malpolis que ne répondent pas au mail mais viennent surveiller votre blog (oui, une adresse IP ça peut servir (je viens de faire passer un message la non?)).
On part avec une veste le matin. On le regrette à midi. On s’en fout il y a ce petit vent léger pour nous rafraichir.
Un petit détour chez l’opticien afin d’ optimiser une bataille tant attendue avec le soleil.
Deux trois cons au détour du chemin puis l’air de rien s’en contrefouttre. (ça c’est pour les secrétaires et attaches de presse mal entrainés).
Plouf, un petit détour a la piscine.
Hop, une tartelette citron meringuée accompagnée de son Perrier glacé et sirop de citron! (s’il vous plait!!)
Deux trois phrases pour vous dire que tout va bien. Que ça bosse dur et que ça attend le short !
Episode 85 – “Tous pourris” ?
Cet article avait été supprimé suite à des menaces. Je ne suis pas quelqu’un qui recule, excepté lorsque j’ai un bac à préparer et qu’à 17 ans je ne pouvais m’engager dans ce genre de combats. Néanmoins cet épisode 85 restait un épisode manquant du blog et après avoir contacté tous les gens (Re-tweet, articles, posts) qui en ont parlé sur le net pour qu’ils en effacent toute trace (je pense à cet article du Post.fr notamment qui avait été vu des milliers de fois en quelques heures) j’ai basculé l’article sur le statut “brouillon”. Last but not least après avoir eu contact avec les personnes capables de me conseiller (journalistes, politiques (si! si!), éditorialistes, blogueurs…) j’ai donc décidé de re-modifier le statut de cet article, de “brouillon” à “publié”.
Un jour j’ai eu la surprise en ouvrant mon compte twitter de voir que Jérome Collomb alias Jayworld considérait mon blog comme un blog politique…
Je me suis empressé de lui répondre que non, surtout pas… Empressé ? Et oui, que dire ? La politique ne serait-ce qu’avec ma petite expérience j’ai eu l’occasion de voir ce que c’était…
Enfin ici on appelle politique ce qui est appelé politique dans l’info “vingtorisée” (j’avais inventé le concept une fois (mon invention des concepts est démesurée, en avoir conscience est déjà bien)).
(Bon je ne vais pas vous faire un billet sur l’Etat, la société, l’ensemble des médiations et institutions misent en place par les citoyens… donc on parlera plus tard de la politique)
Des politiques ?! Il faut savoir que j’en ai eu au téléphone pour des interviews et il faut savoir que ces gens là ne sont pas sympas (enfin pas autant que ce qu’ils laissent paraître dans les studios “non, c’est pas vrai!”)
En fait c’est comme si la “méchanceté” était leur job à plein temps : ils sont sur la défensive, ils ont peur, vous faites deux trois blagues, ils réclament deux trois thèmes de l’interview, vous racontez deux trois anecdotes sur votre vie il veulent cinq six questions de l’interview en avance… (ne pensez pas que je leur raconte que je viens de faire mon marché, j’essaye juste de faire preuve d’”un naturel plutôt positif”, ma grande devise)
Enfin bon on explique ici mon étonnement quand Jérome a dit que j’étais blogueur politique…
Et puis finalement, pour parler de vrais sujets (rapport que TF1 et France 2 ouvrent encore leurs journaux télévisés sur “la neige et la nouvelle vague de froid”) et bien il faut (du moins, c’est une considération des autres) être un minimum engagé… alors allons-y!
J’ai réalisé en janvier une interview de Marine le Pen (edit : je ne dis pas ici que je vote pour les le Pen !!, Ah les joies de l’écriture!) que vous n’entendrez hélas jamais… et sachez que je considère cette interview comme l’une des meilleures que j’ai réalisé. Et oui car figurez vous que la dame était plutôt sympathique (il faut bien dire les choses non?) et bien que ce soit aussi la méthode le Pen, sa sympathie nous a permis de réaliser une interview hors du commun (qui n’était pas qu’à son avantage, je rassure les révoltés qui m’envoient des mails)
Lui demander combien de personnes meurent de faim chaque jour dans la monde, la questionner sur son rapport à la religion, sur les Noel chez les le Pen… en toute sincérité et avec le respect que j’accorde à TOUT politique (toute personne en général, le naturel plutôt positif, tout ça, tout ça).
Mais ce que vous ne savez pas c’est que cette interview a été enregistrée après une autre.
Oui, une demie-heure avant d’avoir Marine le Pen en ligne c’est une autre femme politique qui a participé au Café Féreol.
On appellera la dame “Françoise”.
Et oui, l’attaché de presse de Françoise m’appelle : je suis au Monoprix du coin en train de dégoter le dernier paquet de gâteaux à la mode histoire de préparer comme il se doit l’interview de la miss le Pen. Mon téléphone sonne. En grosse quiche je le cherche pendant trois heures et une fois mes affaires sur le sol en plein rayon biscuits j’arrive à décrocher : “Oui allôôô ?”
Le m’sieur me dit que Françoise attend pour l’interview mais nous, on avait rien fixé. Il est 15h30 et Françoise devait avoir un déjeuner qui devait être confirmé par l’attaché de presse qui devait me rappeler le lundi à midi et qui devait me rappeler alors le mardi dans la matinée pour confirmer. Enfin cette accumulation des “devait” nous a amené là : le m’sieur derrière le téléphone qui me dit que Françoise est avec lui, la bonne dame qui patiente et moi complètement outré par l’annonce de dernière minute de l’attaché de presse. En entendant les bip de la caisse & les gens au téléphone je ne trouve rien de mieux que de faire croire que je suis en plein milieu d’une rédaction bondée et que l’interview se fera dans vingt-cinq minutes.
Je cours au studio. J’arrive essoufflé : tu parles trois étages sans ascenseur ! et puis là je commence à rédiger deux trois trucs sur la Françoise en question. A ce propos j’ai aussi rédigé deux trois questions mais tout était en tête. (Je vous dis ici que oui, l’interview était vraiment dans ma tête car Françoise passe en ce moment et ce depuis quelques mois dans toutes les émissions et à la voir parler vous n’avez que dix mille questions qui vous arrivent en plein visage…)
Je passe pour le journaliste insupportable auprès du réalisateur qui était en plein montage mais je lui dis que c’est Françoise et qu’on ne peut pas annuler une telle interview.
On appelle. Bip. Bip. Bip
(Comme je n’ai pas eu la possibilité de récupérer l’enregistrement je vais juste vous dire l’orde des choses comme je les ai vécues & en toute sincérité ! ( ce qui est dit ici n’engage que mes souvenirs & moi je vous transmets mon vécu, rien de plus)
Je dis bonjour à la madame : Bonjour Madame,
Elle dit qu’elle ne comprend pas cette histoire, elle ne comprend pas pourquoi je suis en retard (on a appelé avec cinq minutes de retard)
Je fais comprendre à la M’dam que j’ai été prévenu il y a une demie-heure et qu’elle n’a qu’à se prendre le chou avec qui elle veut (son staff par exemple) mais pas avec moi (vous imaginez trois étages sans ascenseur, j’étais déjà assez amoché)
Elle commence à se plaindre de participer à la même émission que Marine le Pen & patati et patata. De toute façon elle n’intervient pas avec Marine le Pen et oh grand luxe elle aura droit à une musique entre les deux interviews.
On commence enfin l’interview et là, je m’avoue complètement destabilisé par cette dame qui me surprend par un comportement si différent des plateaux télés et je supprime les deux trois trucs qui peuvent déclencher l’arme nucléaire dans ma présentation (de l’auto-censure en gros!)
Je lui parle de sa com’. Elle n’aime pas que l’on dise qu’elle fait de la com’. “C’est une jeune femme, elle est mère, elle va révolutionner la politique, elle veut sortir des vieilles méthodes, elle veut être au contact des gens, elle veut proposer une alternative à la politique actuelle…” (ce qu’on dit d’ elle dans les médias) Et puis on en vient à parler d’un sujet qui la fâche. Vous voyez elle ne sait pas répondre alors que la question est la base de toute contradiction dans son projet : c’est comme si Ségolène Royal ne savait pas défendre son projet pour les enfants handicapés (je connais la vidéo du clash lors du débat de 2007 par coeur, sachez-le) , comme si Nicolas Sarkozy n’arrivait pas à se défendre de la dette, comme si l’Iran ne se défendait pas des accusations de nucléaire pour des fins militaires.
“Françoise plonge. Françoise s’essouffle. Françoise crache ses poumons : FRANCOISE NE SAIT PAS REPONDRE !!! Françoise panique. Françoise veut remonter à la surface et sa bouée a pour slogan : ‘”la meilleure défense c’est l’attaque” !“
On s’engueule un bon coup. Je lui propose de tout recommencer depuis le début. On ne sait pas quoi faire. Mon oreillette s’enflamme. Tout le monde parle. Gueule. Que se passe-t-il ?
Il se passe que je dis à l’invitée qu’on arrête tout et je lui présente mes plus plates excuses.
Pendant que je réalise l’interview de Marine le Pen mon téléphone (coupé) a sa messagerie qui s’enflamme. Le staff de Françoise me contacte bien sur, me dit qu’il connait du monde à la direction de la radio… (je ne raconte pas la suite, vous l’imaginez c’est mieux)
Avec quelques semaines de recul c’est marrant une équipe de com’ d’un politique qui prend peur. La peur de voir quelques années de fond de teint, de brushing, de phrases clés (“c’est incroyable cet ecart entre le discours et les actes”, “il faut aujourd’hui proposer une alternative”…) se casser la gueule pour une question qui révèle tout, ou rien d’ailleurs.
Car il n’y a rien, rien que ces hommes et ces femmes qui se lèvent le matin plus tôt que les autres pour aller parler aux oreilles des citoyens qui se réveillent par le biais de la télé ou de la radio. Ils balancent leurs mensonges, leurs mesures hypothétiques, désagréables, faux, vendent leur petite cuisine… Trois petits tours et puis s’en vont !
Nous sommes là à les écouter se chamailler, polémiquer, s’engueuler et quand vous voulez leur démontrer dans une émission radio par le biais d’une interview politique (dont je rappelle le principe de base : à la question de l’animateur, le politique répond (dans les limites du raisonnable, nous sommes bien en accord)) que leur programme politique qui les fait courir les plateaux télés n’est pas cohérent ils se braquent et font marcher de vieilles méthodes qu’ils condamnent en public…
Ce n’est pas un secret : j’ai quitté la radio de mon plein gré. Et si il fallait en donner une explication rapide : demandez à un politique combien de personnes meurent de faim dans le monde chaque jour alors qu’il condamne les délocalisations et le fait que certains s’enrichissent sur le dos des autres, demandez lui aussi combien il a payé la coupe de champagne qu’il vous a avoué déguster avant l’interview, demandez lui pourquoi il vous tutoie comme si on était potes, demandez lui comment il fait pour se plaindre des thèmes qui ne sont pas correctement abordés…
Je n’aime pas ce monde là. Je n’aime pas être acteur de ce genre de chose, je suis d’un naturel plutôt positif! (troisième fois ?)
Alors quand j’ai quitté la radio & je me suis remémoré ce tweet de Jérôme qui nous parlait de la découverte “d’un blog politique très intéressant”, je me suis posé certaines questions, oui! et j’ai voulu raconter ça…
Jerôme je te remercie mais pour que j’aime de nouveau la politique, on attendra.
Post Scriptum : 25000 (ONU, 2006)
Post Scriptum 2 : 25000 ? Le nombre de personnes qui meurent de faim chaque jour ?! (Comment ça les journalistes ne vous l’ont pas dit ?!)
Post Scritpum 3 : Grande indulgence demandée, mon niveau de fatigue est juste mortel
Post Scriptum 4 : Je tiens à préciser à ces grandes personnes qui font de la “politique” et à leurs équipes que j’ai réalisé ma première interview d’ancien Premier Ministre à seize ans et qu’aujourd’hui j’en ai dix-sept, que j’en ai fais pas mal des interviews politiques et que ça s’est pas trop mal passé et que menacer un gosse de dix-sept ans de la perte de son emploi (j ai compris l ambiguité de la chose comme ça) alors qu’il fait ça car il est engagé et passionné et non salarié mais bénévole et bien c’est juste minable. Je cherche juste à avoir cette femme en ligne pour explication : rien de plus ! On pourra ainsi voir si les politiques ont vraiment des capacités d’explication. Je vous tiens au courant, bien sur!
Episode 84 – Petit historique de mes colères
Les souvenirs sont revenus suite à un diner de famille. vous savez ce moment où tout le monde autour de la table se rappelle de vos exploits et pour tout vous dire il y aura de sacrés sketchs à mon mariage (location dans les points de vente habituels (bouuuh blague pourrie)).
Alors les souvenirs me concernant intègrent mon sale caractère. (à l’unanimité soit dit en passant)
Et oui, je ne suis pas un mec sympa. Un brin colérique, susceptible, caractériel, nerveux, chauffeur de sang, grimpeur de tension… Et oui M’sieur Dame on ne fait pas dans la démesure.
Anecdote : ma mère, quand j’étais haut comme trois pommes (mon surnom au club de ski : trois pommes… #mauvaissouvenir ) avait la facheuse habitude de s’aider de ses deux bras pour renverser mon bureau sur le sol… Vous ne voyez pas ? Imaginez la petite secrétaire qui s’arme de ces deux avant-bras et les fait glisser d’est en ouest et boum badaboum un bureau par terre.
Si l’armoire n’était pas rangée (voyez ici le fourrage de linge sale au fond de l’armoire, le mauvais tri des slips (oui gamin c’était des slips) et des chaussettes, le dépliage repliage des fringues…) elle subissait le même sort : être ajoutée à la pile d’objets étalés sur le parquet…
En rentrant, sans rien me dire (un art du suspense de la part de la mère), je découvrais l’étendue des dégâts. Imaginez les larmes et les cris accentués par des menaces de course de vêtements dans les supermarchés et la fin de toute autorisation pour la télé…
Et un jour, dans un de mes excès de colère #coherencedubillet j’ai osé attraper ma mère par les deux oreilles du haut de mes trois pommes et j’ai crié tout en lui secouant les oreilles.
Elle raconte que mon petit visage colérique était juste hilarant (moi qui ai pensé pendant toutes ces années que je lui avais fait mal… enfin, pas assez pour ne pas rencontrer la montagne de fringues à plusieurs reprises dans mon enfance…)
Une conclusion s’il en fallait une : faites attention, je suis mauvais, au téléphone, par mail, prenez garde et protégez vous les oreilles !
Post-scriptum : Je suis le merdeux colérique mignon petit garçon sur la photo
Episode 82 – Petites aventures chiffrées avec attachés de presse
Que les choses soient bien claires : le métier d’attaché de presse n’est pas un métier facile. Communiqués, téléphone pro qui sonne pour décaler un rendez-vous, star qui gueule car elle n’a pas aimé l’émission, un contact par ci, un contact par là, un mail à envoyer en quatrième vitesse… Ceci étant dit on a déjà trouvé un job plus compliqué.
Exceptés quelques uns plutôt sympas avec qui on se marre bien au bout du fil, je n’aime pas les attachés de presse.
Je n’ose imaginer le nombre de demandes d’interviews effectuées et sur celle-ci il y a :
- 40% d’absence de réponse
- 50% de mails copiés-collés : allez hop à moi de faire un copier coller
Voici l’échange de quelques mails avec le service de presse d’un ministère :
MOI : “Peut-on mettre en place une interview téléphonique le mercredi 6, 13, 20 ou 27 janvier de 15h30 à 18h ? Merci à vous, Clément-Féréol”
MINSTERE : “Cher Monsieur, je suis dans l’obligation de vous dire que notre vision sur l’emploi du temps n’est pas assez large”
MOI : “Je vous contacte suite à notre échange de mails pour une demande d’interview sur RCF (dans mon émission “Café Féréol”), demande qui fait suite à celle réalisée avant les fêtes”
MINISTERE : “Pour des raisons d’agenda, nous ne pouvons accéder à votre demande. Merci cependant d’avoir bien voulu nous solliciter. Bien cordialement,…”
MOI : “Je vous propose la date du 3 février entre 15h30 et 18h pour une durée de 8-10 minutes.”
MINISTERE : “Je vous remercie de l’attention que vous portez à l’actualité du ministre. Malheureusement, son agenda ne nous permet pas d’accéder à votre demande. Bien cordialement,…”
MOI : “Peut on convenir d’ une autre date ?”
MINISTERE : “Son agenda ne me permet pas de répondre à ce jour à votre question. Je ne manquerai pas de revenir vers vous. Bien cordialement,…”
- 9% d’attachés de presse super sympa qu’on a en ligne et qui nous explique pourquoi ça ne peut pas marcher (généralement cela ne s’entendent pas vraiment avec l’employeur…)
- 1% de réponses qui aboutissent et qui donnent des interviews qui peuvent clasher et là pour un attaché de presse : c’est le drame
Episode 81 – Profils d’une salle de réunion
Réunion de voisinage, réunion syndicale, réunion pour boites en plastiques, réunion au quatorzième étage d’une tour d’acier, conférences de rédaction… on retrouve toujours les mêmes profils :
- Alphonse, c’est le mec chargé du café. Tout le monde lui donne un pov’ prénom. Il ne sait pas bien lui même comment il s’est retrouvé là à faire le café pour des dépendants à la caféine pour se griller trois neurones dans une réunion de travail…
- Sophie est la connasse qui prend Alphonse pour le mec qui fait les cafés. Yes, c’est bête mais Alphonse il demande un minimum de reconnaissance pour son BEP Café.
- Anne-Marie est la secrétaire de séance. Anne-Marie balance des “Chhuuuuttt” et se retourne violemment vers le rang derrière elle pour balancer un “Si ça ne vous intéresse pas vous n’avez qu’à sortir cinq minutes…” (je fais souvent partie intégrante de cette catégorie qui ne demande qu’à sortir mais qui se retient par correction)
- Jean-Marc est à la gauche de Anne-Marie (qui est à sa droite donc, si tout va bien). Jean-marc se demande si c’est raisonnable de partir en week-end avec sa maitresse alors que sa femme est enceinte.
- Stacy (l’autre secrétaire & maitresse de Jean-Marc) est à l’opposé. Jean-Marc rêve pourtant de voir Stacy devenir sa cuisse son bras droit
- Stéphane est le stagiaire posé dans l’angle à qui l’on demande des papiers introuvables et qui actualise son statut facebook en direct de la réunion
- Pierre-François est le président : il parle, parle & parle. En fait il joue surtout avec l’interrupteur de son micro…
- Catherine est la bonne femme qui ne comprend rien et ne cesse de poser des questions (toujours des trucs bidons soit dit en passant) et qui n’est là que pour marquer acte de présence…
- Clément-Féréol est cet imbécile qui participe à ce brassage de vent inutile (brassage de vent ne suffisait pas pour signaler la débilité de la réunion…)
Et dans chaque réunion c’est pareil.
Episode 80 – Coming soon
J’ai assisté au 20h de TF1 (again!!) où était invité John Travolta. Laurence Ferrari a l’air d’une fille vraiment sympa… je vous en reparle très vite car on a parlé d’une interview
Episode 79 – Je ne suis peut-être pas un as, mais je sais faire les crêpes… et bien !
Voilà un petit moment que je voulais vous parler de ma passion inaltérable pour les crêpes. Oui, ok, c’est la Chandeleur et tout le monde en parle mais chez moi la chandeleur c’est toute l’année.
500 gr de farine, 6 œufs, du lait et quelques petits secrets (oui, je me la joue blog cuisine…). Trois coups de fouet (un thermomix pour moi il ne faudrait pas se fatiguer Quésaquo? Ok, Thermomix c’est le robot sôôô hype par excellence…)
Les crêpes je les petit-déjeune, je les goûte, je les commande dans les bars, je les consomme, je les chantille : en bref, je vis crêpes, je suis crêpe…
Vous allez me dire que ce n’est pas bien compliqué de réussir des crêpes mais je me rappelle certaines crêpes assez mémorables :
- – les crêpes ultra-sèches de la mère d’un copain chez qui j’allais de temps en temps petit…
- – les crêpes des bars qui souvent sont juste des trucs sortis du frigidaire trois mois après une première cuisson
- – les crêpes Made In Saint-Véran (ok, là je m’adresse à une élite)
Donc oui je suis un pro (c’est la seule fois que je vous dirai ça concernant la cuisine…) pour les crêpes… je suis même patient devant la poêle au point de prendre une photo pour vous! et de fournir un bronzage trop parfait à certaines.![]()
- Cependant je ne suis pas fan de la crème de marron ou autre confiture sur les crêpes. La (pas “le” oui m’sieur dame) nutella non plus n’est pas souvent de la partie…
Vous pouvez donc essayer le beurre de cacahuète juste incroyable avec de vrais morceaux de cacahuètes. La crêpe beurre sucre est aussi un classique mais attention, beurre salé sinon c’est plus de la margarine cette affaire.
A tenter aussi la pâte spéculos et puis je ne vous parle pas de ma passion pour la chantilly et les nombreux trois smarties que je pose pour la gourmandise décoration…
Episode 78 – #ilyadesconspartout #Janvier #top5
Attention, attention lancement pour cette nouvelle année du top 5 (lire “ffiiiiive”) de #ilyadesconspartout :
Number 5 : le mec du tabac presse qui n’a pas eu l’idée (ne serait-ce que l’idée après il aurait mis une pancarte comme quoi il n’a pas trouvé le temps de le faire ça passait…) de donner trois coups de pelle et quatre sacs de gros sel pour éviter que je m’écroule en pleine rue sur le présentoir des quotidiens nationaux…
Number 4 : le constructeur de mes lunettes Ray-ban qui ne doit pas comprendre les propriétés physiques d’un choc thermique qui les a fait se fendre en plein milieu : je fais comment moi maintenant ? (Je voulais prendre une photo mais je suis en (grosse niveau point mort) négociation pour les retrouver comme il se doit et elles sont donc en magasin)
Number 3 : l’imbécile qui a dû trouver dans la rue ma médaille de baptême et qui ne s’est sûrement pas manifesté. Elle doit être en train de fondre dans je ne sais quelle bijouterie… Je dois aller faire un tour en mairie aux objets trouvés vous croyez ?
Number 2 : tous ces imbéciles qui m’invitent à je ne sais quels évènement et je ne sais quelles pages fans sur Facebook… je fais comment pour stopper et enfin arrêter de perdre du temps à refuser ? (un jour c’est promis je vous en fais un top five)
Number 1 : l’attaché de presse de BIIIIP (je me censure bien comme il faut, et non, je ne vous dirai pas de nom) qui est AUSSI responsable d’un problème de communication entre sa “star” et lui. Tout ceci s’est donc terminé, et oui M’sieur Dam’ suis sympa mais il fallait bien que ça arrive un jour, en un clash digne de ce nom en enregistrement. Pour les détails ? Il n’y en a pas, j’ai bien assez de visites sur mon blog de gens curieux et juste assez niés pour ne pas savoir que lorsqu’il tape une requête sur mon blog j’y accède… A moins que ce ne soit de la méchanceté et une nouvelle manière de faire passer deux trois insultes… En tout cas, je tairai son nom par politesse mais en politique, apprenez à vous méfier des apparences. (on ne le dit pas assez)
Episode 77 – Janvier 2010, que se passe-t-il ?
Ecoutez, ces derniers jours je vous l’accorde je suis beaucoup moins présent. Ceci étant dit j’ai l’impression d’apprendre beaucoup plus en ce moment sur mes envies futures mais ça je me garde le privilège de vous en parler plus tard…
Après avoir trinqué le soir du 31 et tiré les rois pour l’Epiphanie et bien 2010 ne s’annonce pas comme une année bien facile (difficile de faire pire qu’en 2009 et cette histoire des treize lunes dont parle si bien Vert Cerise). Il faut dire que j’ai l’impression d’apprendre un décès tous les trois jours de gens proches, moins proches mais écoutez en plein hiver et bien ça m’affecte. Les journaux télés nous bassinent avec des histoires de gens poignardés, honnêtement j’ai l’impression qu’il y a un fait divers marquant par jour. Les alertes oranges ne sont pas les bienvenues non plus et on peut alors expliquer (merci docteur) la difficulté que j’ai à me lever le matin en ce moment. Le mauvais temps donc et ce retour de bâton des fêtes qui fait que j’ai l’impression de ne plus être le gros gourmand d’avant qui sur un coup de tête pouvait dévaliser une pâtisserie… Il parait que le chocolat noir donne le moral… Il parait que je vais aller symboliquement chez le chocolatier demain en attendant que les choses avancent mais est-ce vraiment la solution ?
Episode 76 – iPhone, dear iPhone
Non, vous ne rêvez pas : moi, celui qui ose combattre les injustices et qui ose vous parler d’écologie… Oui j’ai cédé. J’ai cédé à cette tentation qu’est l’iPhone pour remplacer ce téléphone à clapet presque vintage… Ok, chuuut il y a eu une transition entre les deux (un samsung tactile je ne sais plus quoi) mais ça on ne le dit pas question que Yann Arthus-Bertrand il a dit qu’il ne fallait changer de téléphone qu’en cas de nécessité.
Sauf que là, benh oui c’était une nécessité. J’ai donc acheté mon iPhone il y a quinze jours et vous dresse un premier bilan :
Ce qui est parfait :
- l’accès à internet, partout, tout le temps
- l’écran bien assez large
- l’interface juste agréable
- les applications news : le Figaro, Marianne, Libé, le Monde, le Point
- l’application Vie de Merde
- les mails bien accessibles
Ce qui est moins cool :
- la batterie qui s’est arrangé tout de même
- le manque de certaines applications : l’express, Courrier international, la Croix, LCI, Europe 1, RCF ;), le Post
- je ne comprends pas bien comment transférer les photos de l’Iphone vers mon PC alors je passe par des albums privés sur Facebook
- l’application WordPress ne fonctionne pas
- les ondes…. gggrrrrhhh en quantité folle
- la perte de l’usage du papier
- le cramponnement au téléphone qu’il faut absolument éviter
- les mails trop accessibles
Episode 74 – La converse comme réponse à l’après ski
Après avoir parlé ici même de la chapka. Je m’attaque maintenant aux après-skis. attention Georgette débarque au bureau et ça se voit. Ok, Georgette ne fait pas partie des connasses tombées au champ d’honneur sur le chemin du bureau. Mais mince c’est un sacerdoce ces machins là. (Comment puis-je employer cette expression sachant que des prêtres lisent ce blog (si!si!) et que je sors de la messe là…)
En vous parlant de messe, sachez que les après-skis ça n’a rien de chic. Oubliez le Bon Chic Bon Genre (bêêêce-bêêêge) comme dit ma mère son rang de perles autour du cou… Le chapeau, huuum beau. Le petit col, la médaille, le pull col-V vert, le pantalon regular beige et bim! Comme un choc : les après-skis (sa mère les truies)…
Cette année j’ai trouvé un entre deux (entre mocassins et après-ski pour ceux qui ne suivent pas) : une bonne paire de converses (baaahh) en cuir marron qui sans être mes meilleurs atouts dans la neige se révèlent posséder de nombreux avantages :
- Le marron c’est portable
- La semelle est bien mieux qu’un décimètre de plastique posé sous les après-skis
- Je vous vois venir : non je ne tombe pas avec mes converses (enfin, moins qu’à l’habitude mais je suis une étrange créature)
- Ok, le cuir se bousille mais une paire de converse chaque hiver, le banquier ne va pas faire une attaque…
Même si on a connu plus chic, la converse mérite donc d’être une contre-offensive à l’après-ski…
Post Scriptum : Non ce blog ne deviendra pas un blog mode spécial hiver
Episode 73 – Ce pêché mignon (in)avouable pour la variété
Patrick Sébastien, Gilbert Montagné, Michel Sardou, Joe Dassin, Julien Clerc, Lorie (euh non la je blague), George Brassens, Edith Piaf… enfin bon vous avez compris. Ce sont eux qui garnissent bien grassement ma playlist “Chansons QQ, le top” sur mon Iphone et il faut avouer que c’est plutôt une arme anti-déprime.
Morceaux choisis :
- Boogie down : après un petit moment déprime, juste énorme.
- Knock on wood
- Think
- Rasputin
- On va s’aimer
- Le sunlight des tropiques
- Louxor, j’adore
- Africa
- J’veux du soleil
- La chenille (pffff)
- Soirée disco, Boris (incroyable!)
- Aisha
- Quand on arrive en ville
- Corps à corps
- Un peu plus près des étoiles
- Je te survivrai (chanson illustrant cet article…)
- Les rois du monde
- La dernière minute (ce n’est pas un blog musical : hop Carla Bruni dans la variété)
- Dans un autre monde
- Regarde-moi
- Je me voyais déjà
- Mes emmerdes
- Magnolias forever
- Sous le ciel de Paris
- La foule
- Chanson pour l’Auvergnat
- Il suffit de passer le pont
- Capri c’est fini
- Les bourgeois
- Il est cinq heures, Paris s’eveille
- Et moi, et moi, et moi
- Femmes, je vous aime
- Ce n’est rien
- C’est extra
- Le parking des anges
- Que marianne était jolie
- Les bals populaires
- Le téléphon
- Les cornichons
- Je n’ai pas changé
- La chanson de Prévert
- Je t’aime moi non plus
- Femme, femme, femme
- Le barbier de séville
- Dominique
- prendre un enfant
- Le petit pont de bois
- Au nom des frustrées (le meilleur pour la fin)
J’avais prévu de vous laisser ma playlist Deezer mais je me suis confronté à deux problèmes : 1. je ne sais pas faire 2. il y a un tas de chansons encore plus ringardes, oui, on peut faire pire.

















